Carl Lamontagne, Luc Antoine Cauchon, Thomas Gaudreault, Alex Tyrrell, Nancy Guillemette, Julie Boucher et William Laroche ont débattu, mardi soir, en vue de l’élection partielle dans Roberval.

Débat à sept dans Roberval

Le débat entre les sept candidats à l’élection partielle de la circonscription de Roberval, présenté à l’hôtel de ville de Dolbeau-Mistassini mardi soir, a permis d’en connaître davantage sur les engagements des différents partis.

Lors du débat, les candidats devaient d’abord se présenter, avant de répondre à cinq questions sur l’agriculture, la santé, la présentation d’un engagement clair, la promotion des véhicules électriques ou à essence et sur le défi démographique. Par la suite, chaque candidat devait poser une question à un autre candidat avant de faire sa conclusion.

Nancy Guillemette (Caq)

La candidate de la Coalition avenir Québec, Nancy Guillemette, a misé sur son expérience dans le milieu communautaire, en tant que directrice générale de l’organisme Santé mentale Québec/Lac-Saint-Jean, pour mettre en lumière le problème de santé psychologique chez les agriculteurs, ainsi que chez le personnel de la santé. Pour faciliter l’accès de la relève aux terres agricoles, elle a également souligné l’intention de la CAQ de mettre en place un fonds d’investissement agricole de 50 M$ financé à même le surplus financier agricole du Québec. De plus, son parti souhaite investir 200 millions de dollars pour les soins à domicile tout en développant une politique nationale pour les proches aidants. Son engagement le plus important : s’assurer que tout le monde ait accès à Internet de qualité adéquate sur le territoire.

Luc Antoine Cauchon (Québec solidaire)

Luc Antoine Cauchon, le candidat de Québec solidaire, a pour sa part insisté sur l’idée de générer plus de revenus afin d’investir davantage dans les services aux citoyens. Par exemple, son parti propose de mettre en place Pharma Québec, un organisme qui produirait les médicaments des Québécois, afin d’abaisser les dépenses de 2 milliards de dollars. Le parti de gauche souhaite également décentraliser les pouvoirs, notamment dans le domaine de la santé, pour inclure davantage les professionnels dans le processus décisionnel. QS souhaite également que l’environnement se retrouve au cœur du débat. Le parti propose notamment que seules les voitures électriques soient disponibles sur le marché à compter de 2030, afin d’éliminer les voitures à essence sur les routes d’ici 2050.

Thomas Gaudreault (Parti québécois)

S’il est élu, Thomas Gaudreault, du Parti québécois, souhaite parler davantage de la gestion de l’offre tout en défendant davantage les travailleurs forestiers, en exigeant notamment un réinvestissement massif en forêt. Le candidat du PQ souhaite également reprendre des sommes versées aux médecins, dans le cadre d’une entente paraphée par Gaétan Barrette. Dans le domaine de la santé, il compte aussi s’assurer que l’hôpital de Dolbeau-Mistassini obtienne une représentation au sein du CIUSSS. Il compte aussi exiger une réduction du nombre d’élèves pour lancer un programme d’études afin d’augmenter le nombre de diplômés et ainsi garder les jeunes en région. Questionné sur le projet de gazoduc qui acheminerait du gaz naturel de l’Ontario jusqu’au port de Grande-Anse, le candidat souhaite la tenue d’un Bureau d’audiences publiques en environnement sur le sujet.

William Laroche (PLQ)

William Laroche, le candidat du Parti libéral du Québec, veut préserver le modèle des fermes d’ici et assurer la relève en mettant sur pied un fonds d’investissement. Le candidat a admis que même si la réforme Barrette n’est pas parfaite, elle a tout de même permis à 1,1 million de personnes d’avoir accès à un médecin de famille. De plus, il a aussi souligné que son parti a fait l’annonce de modernisations importantes aux hôpitaux de Roberval et de Dolbeau-Mistassini. William Laroche souhaite que d’autres minicentrales soient construites dans la région afin de générer des revenus pour les communautés.

Alex Tyrrell (Parti vert du québec)

Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec, a fait plusieurs propositions pour accélérer la transition énergétique du Québec, en soulignant notamment l’engagement de son parti de rendre le transport en commun gratuit à l’échelle de la province. Au lieu de faire la promotion de voitures électriques, le parti écosocialiste souhaite plutôt mettre en place un système de train rapide qui rejoindrait les grands centres jusqu’à Alma. De plus, le Parti vert souhaite favoriser l’essor des petites fermes et bannir l’utilisation des pesticides d’ici 2025, en investissant un milliard de dollars pour faire ce virage.

Julie Boucher (Citoyens au pouvoir)

Lors du débat, la candidate des Citoyens au pouvoir du Québec, Julie Boucher, a prôné la démocratie directe, calquée sur le modèle suisse, où chaque citoyen a droit de parole, et le droit d’être entendu. Par exemple, elle s’engage à tenir un référendum sur n’importe quel sujet si 1000 citoyens signent une pétition. Elle propose aussi de décentraliser 10 % de la fonction publique en région.

Carl Lamontagne (Parti conservateur)

Finalement, Carl Lamontagne, le candidat du Parti conservateur du Québec, souhaite qu’un parti de droite vienne balancer davantage le spectre politique à Québec, en parlant davantage de la réduction du fardeau fiscal. Il propose entre autres que les hôpitaux soient gérés par le privé, tout en demeurant accessibles avec un système public. Il souhaite aussi mettre en place un site pour obtenir le pouls des citoyens sur les sujets discutés à l’Assemblée nationale.

L’élection aura lieu le 10 décembre prochain et le vote par anticipation se déroulera le 2 et 3 décembre.

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LE PARTI VERT PROPOSE UNE TECHNIQUE AU CÉGEP DE SAINT-FÉLICIEN 

(Guillaume Roy) — Pour que le Québec devienne un leader de la transition énergétique, Alex Tyrell, le chef du Parti vert du Québec et candidat à l’élection partielle dans Roberval, propose de créer une nouvelle formation en technologie des énergies propres appliquées au territoire du Québec, au Cégep de Saint-Félicien. « La transition énergétique coûtera des milliards de dollars et créera des milliers d’emplois dans de nombreux domaines si on veut atteindre les objectifs signés lors de l’accord de Paris », souligne l’homme qui souhaite former l’expertise localement pour accélérer la transition énergétique et même devenir un leader dans le développement des technologies vertes. 

Bien au fait de l’attestation d’études collégiales sur les énergies renouvelables offerte au Cégep de Jonquière, Alex Tyrell estime que ce programme serait complémentaire, car les besoins seront énormes. 

Les étudiants de ce nouveau programme pourraient entre autres apprendre à faire l’évaluation, l’installation et la vente des technologies propres, comme pour les installations géothermiques, éoliennes et solaires, ainsi que pour la biogazéification et l’efficacité énergétique.