Parmi l’amoncellement de ferraille, on peut voir les restes d’un camion identifié au nom du commerçant Lucien Naud.

De vieilles carcasses de voitures font réagir à Alma

Un pan de la mémoire collective jeannoise s’est réveillé, mercredi, à la suite de la publication de plusieurs photos de l’ancien dépotoir d’Alma sur les réseaux sociaux. Les clichés, qui ont ravivé les souvenirs de nombreux Almatois, présentent ce qu’il reste du site du rang Melançon.

François Lefebvre, qui est à l’origine des photographies partagées via la page Facebook « D’ALMA...toi ou d’ALMA...tien ? ? ? », a confié au Quotidien avoir été dépassé par l’ampleur des réactions.

« J’ai publié une première photo qui présentait une carcasse d’un véhicule de Lucien Naud. Les gens me demandaient d’où ça provenait. J’ai ensuite pensé à faire une deuxième publication avec plusieurs photos. J’ai finalement effacé ma publication devant les nombreuses réactions, les critiques ainsi que les messages que je recevais en messagerie privée », a expliqué M. Lefebvre.

Une portière identifié au nom de Lucien Naud est observable sur le site de l’ancien dépotoir du rang Melançon d’Alma.

Celui-ci avoue avoir pensé, au moment de retirer sa publication, à des personnes malintentionnées qui pourraient avoir l’intention de piller les lieux, ou pire encore, les risques de blessures pouvant survenir lors d’une visite du site.

François Lefebvre n’en est pas à sa première visite à l’ancien dépotoir almatois. Après avoir entendu son père lui parler de ce coin de la ville, il a visité les lieux, l’an dernier. C’est lors de son dernier passage, il y a quelques jours, qu’il a constaté que rien n’avait changé depuis. Le site situé en forêt est encore facilement accessible et il y a encore autant de décombres.

« Ce que vous avez vu sur les photos, ce n’est rien. C’est un immense tas de véhicules. Les photos ne permettent que de voir la surface de quelques véhicules », a-t-il précisé.

Les vestiges sont encore présents, et ce, des décennies plus tard. Plusieurs carcasses automobiles sont observables, à travers la forêt, dont les restes d’un camion identifié par le nom du commerçant Lucien Naud. L’homme de Naudville était spécialisé dans les matériaux de construction et la ferronnerie.

Les carrosseries grugées par la rouille, dont plusieurs remontent aux années 50, ont attiré l’attention d’un bon nombre de personnes. C’est le cas de l’amateur de véhicules anciens, Marcel Saint-Pierre.

Celui-ci avoue avoir été attiré par les portières du camion de Lucien Naud. « Les lettrages réalisés à la main sont recherchés. Les gens utilisent des portes comme ça pour décorer leur espace. Il y a une bonne valeur sur le marché », souligne celui qui fait la suggestion de récupérer les pièces et de les exposer à l’Odyssée des Bâtisseurs. Un véhicule Combi de Volkswagen a également retenu l’attention de celui qui a visité le site, il y a une trentaine d’années. Il souligne que des modèles restaurés se sont, récemment, vendus pour la somme de 225 000 $.

Marcel Saint-Pierre est convaincu qu’il y a encore beaucoup de pièces récupérables sur le site qui comprend des carcasses automobiles remontant jusqu’aux années 30.

Il est d’avis que l’ancien dépotoir du rang Melançon risque d’être visité, dans les prochains jours, par des amateurs de voitures anciennes.