Audrey Paradis est la propriétaire de la Ferme À Contre-Vent de Saint-Gédéon.
Audrey Paradis est la propriétaire de la Ferme À Contre-Vent de Saint-Gédéon.

De plus en plus de kiosques pour les fruits et légumes en libre-service

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Forte du succès obtenu au cours des trois derniers étés, la Ferme À Contre-Vent de Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean, étend son offre de kiosques libre-service à trois autres endroits de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Les nouveaux comptoirs de légumes, opérés sans employé, seront implantés au Café Chaga Boréal et à l’Orée Signature, à Alma, ainsi qu’à la Fromagerie Lehmann d’Hébertville.

« J’ai choisi trois entreprises qui sont bien situées. Ce sont des propriétaires en qui j’ai confiance et pour qui j’ai du respect par rapport à leurs valeurs et à leur entreprise. Ce sont aussi des entreprises qui ont une clientèle similaire à la mienne. Des gens qui se déplacent pour un produit de qualité et qui aiment acheter local. Ça fait partie de leurs valeurs d’achat », explique la propriétaire Audrey Paradis.

La popularité du comptoir libre-service installé à l’été 2017 augmente, été après été, au point d’être victime de son propre succès. Audrey Paradis se rappelle qu’elle et les employés de la ferme de la rue de la Plage ont dû accompagner les clients, au tout début. Aujourd’hui, c’est au tour des habitués d’aiguiller les nouveaux clients. « On commence à avoir une clientèle habituée et bien établie. Elle tripe sur le bio et aime le concept. Ç’a été long éduquer les gens. Quand c’est un nouveau concept, les gens stressent. Au lieu de lire et de se concentrer à comprendre, ils stressent et angoissent et ont même peur de voler », témoigne Mme Paradis.

Celle qui en est à sa septième saison de production maraîchère est d’avis que ce type de commerce convient à la municipalité de Saint-Gédéon ainsi qu’à ses citoyens et nombreux villégiateurs. « C’est un village de vacances, les gens n’ont pas d’horaire. Ils sont contents de ne pas avoir à se conformer à une ouverture et une fermeture. Les légumes sont là sept sur sept, 24 sur 24 », souligne-t-elle.

L’espace de vente, qui comprend un réfrigérateur et des étalages, offre les légumes les plus populaires. Diverses variétés de tomates, des concombres, des aubergines et des verdures y sont placés quotidiennement.

Les clients y déposent l’argent et reprennent eux-mêmes la monnaie. Rien n’est laissé au hasard. Une calculatrice est mise à leur disposition et il n’est pas rare que les citoyens laissent une somme plus élevée que le total de la transaction.

Audrey Paradis est la propriétaire de la Ferme À Contre-Vent de Saint-Gédéon.

Une attention particulière est portée à l’emballage des légumes mis en vente. Seuls ceux qui nécessitent une protection sont emballés. Des sacs de papier permettent également de limiter les barquettes en circulation.

L’équipe de la Ferme À Contre-Vent remplit les étalages au gré des ventes. Trois récoltes sont habituellement faites chaque semaine. Celles-ci permettent de répondre à la demande des 75 paniers hebdomadaires de fruits et de légumes, du Marché public de Saint-Gédéon en plus de garnir l’espace libre-service.

Audrey Paradis est la propriétaire de la Ferme À Contre-Vent de Saint-Gédéon.

Un modèle de plus en plus répandu

La tendance de la vente de fruits et légumes en libre-service est de plus en plus observée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Depuis environ deux ans, c’est un modèle qu’on a vu apparaître en région. Le marché de proximité est en train de changer et le libre-service fait partie des nouvelles méthodes qui prennent de l’expansion. Les fermes sont amenées à diversifier leurs moyens de se mettre en marché. En plus, ça permet aux producteurs de s’occuper de leur besogne pendant que les produits se vendent. À un moment où le besoin de main-d’oeuvre est criant, ça peut s’avérer très efficace. Pour ceux qui pourraient se demander si les clients sont honnêtes, en discutant avec une productrice de camerises qui offrait le libre-service, j’ai appris que, souvent, il y avait plus de sous dans la boîte de dépôt pour les produits vendus. Les gens souhaitent de plus en plus se procurer des produits frais et traçables et ça permet d’y arriver sans être restreints par les horaires. En suivant les entreprises sur les médias sociaux, ça permet aussi de se tenir au courant des arrivages », mentionne l’agente aux communications à la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Bénédicte Armstrong.

L’espace de vente, qui comprend un réfrigérateur et des étalages, offre les légumes les plus populaires. Diverses variétés de tomates, des concombres, des aubergines et des verdures y sont placés quotidiennement. Les clients y déposent l’argent et reprennent eux-mêmes la monnaie.