De nouvelles pompes à essence à Saint-Ludger-de-Milot

Six mois après la fermeture de l’unique service d’essence offert aux particuliers, les citoyens de Saint-Ludger-de-Milot et les villégiateurs du secteur bénéficient, depuis quelques jours, d’une toute nouvelle installation. Les frères Rémi et Sylvain Routhier sont derrière les nouvelles pompes à essence de la bannière Pétro-Canada, un investissement de 330 000$.

Face à des pertes financières récurrentes évaluées à plusieurs dizaines de milliers de dollars annuellement, les pompes à essence opérées par le Garage AJM, pendant plus de 30 ans, ont été fermées en mars dernier.

L’opération d’un tel service est tout à fait naturelle pour la famille Routhier qui est à l’origine de la première station d’essence dans la municipalité en 1956 et qui a offert le service jusque dans les années 1980.  

La première phase du projet est évaluée à 330 000$ et comprend l’installation des pompes à essence ainsi que l’aménagement entourant la nouvelle installation. De ce montant, 30 000$ provient du Fonds de développement des territoires. Le copropriétaire Sylvain Routhier a confié lors du passage du Quotidien, mardi, qu’une deuxième phase des travaux évaluée à 100 000$ permettra de moderniser la portion dépanneur. 

Les frères Routhier opèrent déjà le Restaurant-dépanneur du Parc qui comprend également un service d’hébergement et une quincaillerie sous un même toit. 

« L’essence, c’était ce qui nous manquait. C’était offert à côté par un autre commerçant et c’était correct. On a respecté ça. On ne voulait pas entrer en concurrence, explique M. Routhier. Avec nos installations, on était convaincus de pouvoir rentabiliser le commerce. En ayant tout sous un même toit, c’est plus facile à gérer. »

Le duo de frères qui représente la deuxième génération de la famille à être en affaires depuis 60 ans est appuyé de près par une vingtaine d’employés, dont des membres de leur famille qui occupent des postes clés.

Secteur visité 

Située à la limite de la municipalité et au commencement du Chemin des Passes-Dangereuses, la nouvelle station d’essence se dresse à proximité d’un lieu plus que passant. Environ 4000 chalets sont situés aux abords de la route forestière. Sylvain Routhier rappelle que 25 000 véhicules ont été enregistrés au poste d’accueil principal de la ZEC des Passes entre le mois de mai et la fin du mois d’octobre de la dernière année. À cela s’ajoute le transport fait en période hivernale ainsi que les travailleurs forestiers du secteur.

« On voit de plus en plus de gens passer avec des remorques pleines », ajoute le copropriétaire du commerce qui observe de plus en plus de gens provenant de l’extérieur de la région, dont Québec et Montréal. 

Le maire de la municipalité, Marc Laliberté, accueille plus que favorablement cet investissement. « C’est un service essentiel. On s’est impliqués dès le jour 1. Il n’était pas question qu’on perde des services », témoigne celui qui chapeaute la localité de près de 670 âmes. 

L’achat local est primordial 

Rencontrés mardi devant les nouvelles pompes à essence, Sylvain Routhier et le maire Marc Laliberté s’entendent à propos de l’achat local qui est l’affaire de tous. « L’achat local, ce n’est pas juste nous. Ce sont tous les entrepreneurs d’ici. Ces services, il faut les garder. Ce n’est pas acquis », fait valoir M. Routhier. Celui-ci souligne que jusqu’à tout récemment, les citoyens qui avaient besoin de carburant pour leur tondeuse devaient se rendre à la station autonome de Saint-Augustin Dalmas ou à la station-service de Sainte-Monique-de-Honfleur. 

Le juste prix

Questionné quant au choix de la bannière, M. Routhier expose que les clients de Saint-Ludger-de-Milot devaient payer le juste prix pour le carburant et non plus cher qu’ailleurs. Le duo d’entrepreneurs désirait également être épaulé dans cette nouvelle aventure. 

« Saint-Ludger-de-Milot est le dernier arrêt. Les gens partent de la ville et peuvent arrêter à plusieurs endroits. Les frères Routhier voulaient les amener à compléter tous leurs achats ici », conclut le maire, Marc Laliberté.