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De nombreuses réactions au rapport du BAPE sur GNL Québec
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Josée Néron ni déçue ni optimiste devant le rapport du BAPE

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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La mairesse de Saguenay, Josée Néron, accueille avec neutralité le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec à La Baie.

Josée Néron ne se montre ni déçue ni optimiste, mais assure que la Ville jouera son rôle si jamais le projet de plusieurs milliards va de l’avant. 

« On voit bien que les conclusions sont défavorables au projet. Une chose est certaine, l’entreprise a beaucoup de travail de son côté et c’est ce qu’elle entend faire, selon notre compréhension », a commenté Mme Néron. 

« Mais ça ne change pas ce qu’on a dit. La Ville est favorable aux projets de diversification économique pourvu qu’ils répondent aux critères du gouvernement. En ce moment, la balle est dans le camp de la compagnie. Et on verra si Québec est favorable ou non. Si jamais l’entreprise a le feu vert, nous, comme Ville, on va jouer le rôle qui nous revient, soit d’accompagner le promoteur », ajoute Josée Néron.

Promotion Saguenay accompagnera GNL Québec

Promotion Saguenay compte assurer cet accompagnement auprès de GNL Québec afin de l’aider à améliorer le projet et le rendre «plus acceptable». Une équipe de la société de développement économique de Saguenay était à pied d’oeuvre mercredi, afin d’étudier en détail le rapport de quelque 500 pages.

L’analyse permettra d’identifier les avenues d’amélioration du projet et de travailler en ce sens avec GNL Québec, a expliqué le directeur général de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé. «On pense que GNL est encore un projet qui est intéressant», a-t-il soutenu, en entrevue avec Le Quotidien.

«Nous, notre mandat, c’est d’accompagner le promoteur dans l’implantation, dans l’amélioration de son projet pour que, s’il y a implantation, il soit le plus acceptable possible», a-t-il ajouté, en évoquant le rôle de l’organisation auprès des différents promoteurs qu’elle accompagne.

Promotion Saguenay s’appuiera notamment sur les recommandations de son propre mémoire déposé devant le BAPE pour étudier les options d’amélioration du projet de GNL Québec, dans lequel il était notamment question d’économie circulaire et de moyens de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre. «Donc c’est des choses qu’on va voir, si effectivement c’est faisable pour le promoteur d’aller dans ce sens-là et de rendre, à mon avis, un peu plus acceptable le projet», a-t-il expliqué.

M. Bérubé reconnaît toutefois que Promotion Saguenay n’aura pas d’emprise sur certains éléments soulevés dans le rapport du BAPE. «On va faire tout ce qu’on peut», a-t-il cependant précisé.

«Les avantages sont pour nous autres», souligne Carl Laberge

Carl Laberge, président-directeur général du Port de Saguenay, où l’usine est projetée, relève pour sa part les retombées économiques soulignées dans le rapport du BAPE en lien avec la phase de construction de l’usine.

Les réserves soulevées à l’égard du projet au sujet du marché du gaz naturel et de la demande sont des risques assumés par le promoteur, pointe-t-il.

«Il y a des risques importants, des avantages importants, a-t-il affirmé en entrevue, en faisant référence aux conclusions du rapport du BAPE. Les risques sont sur le dos de la compagnie, les avantages sont pour nous autres. Je continue à penser que c’est un très bon projet et il n’y a rien d’inhabituel dans le cadre de grands projets de développement industriel.»

Il accueille également positivement la recommandation du BAPE portant sur l’évaluation de l’ensemble des activités maritimes sur la population de bélugas. «Ce n’est pas nécessairement le trafic maritime dans le Saguenay qui est pointé, que l’enjeu; il est beaucoup plus large au niveau du béluga, c’est un enjeu pour toutes les facettes qui touchent à sa survie qui a été pointé», a-t-il commenté.

Pas la fin du projet, selon Gérald Savard

Le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, est d’avis que le rapport du BAPE ne signifie pas la fin du projet de GNL Québec sur la zone industrialo-portuaire de Grande-Anse. 

Au cours des mois à venir, le travail du promoteur consistera à rencontrer le gouvernement du Québec et à lui démontrer que des investisseurs ont de l’intérêt à s’impliquer dans le projet et que des clients sont intéressés à acheter le gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe et de l’Asie, mentionne le préfet. Une telle démonstration serait susceptible, selon lui, de faire pencher le gouvernement en faveur du projet. 

« Le BAPE n’est qu’une étape, a-t-il souligné. Si j’étais promoteur, je m’assoirais avec Québec pour étudier les possibilités en raison de la forte hausse de la demande pour le gaz naturel liquéfié.»

Il demeure convaincu que le projet constitue une belle occasion pour le développement de la région.

Un «signal fort» doit être envoyé, selon la Chambre de commerce

La Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) souligne également les retombées économiques liées à la phase de construction de l’usine et la diversification de l’économie régionale soulevées par la commission.

Un «signal fort» doit être envoyé, estime l’organisation, afin de montrer que la région et le Québec sont attractifs pour les investisseurs. «Nous avons de la chance d’avoir un tel projet de développement dans notre région et que les investisseurs aient décidé de miser sur Saguenay», a déclaré la vice-présidente exécutive et directrice générale de la (CCISF), Sandra Rossignol, par voie de communiqué.