Karine Cleary, coordonnatrice à la vie communautaire au Centre d’amitié autochtone de Saguenay, était très surprise de la réaction des employeurs alors qu’il n’y en a jamais eu autant qui ont envoyé des offres d’emploi à l’organisme.

De nombreuses offres d’emploi pour les membres du Centre d'amitié autochtone

Dans les dernières semaines, une foule d’entreprises ont envoyé des offres d’emploi qui pourraient intéresser les membres du Centre d’amitié autochtone du Saguenay, du jamais-vu pour l’organisme. Des représentants de la base de Bagotville ont même organisé une journée pour rencontrer et parler des possibilités de carrière avec eux, jeudi dernier, et ainsi faire du recrutement.

En mars, Le Quotidien rapportait, dans un article de Louis Tremblay intitulé Une confiance à bâtir, qu’un bon nombre de membres de la communauté autochtone étaient activement à la recherche d’emploi et n’avaient pas de réponse, malgré la pénurie de main-d’œuvre qui touche actuellement la région. Depuis la parution de l’article, il y aurait un changement notable au sein du centre.

Karine Cleary, coordonnatrice à la vie communautaire, a été très surprise de ces réactions et n’a jamais vu autant d’offres arriver en même temps.

« Je ne m’attendais pas à ça du tout, mais je suis tellement contente ! On voit l’intérêt des gens envers nos membres, l’article a été super bien reçu », a-t-elle partagé, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien. Elle pense que les dirigeants d’entreprises ont été touchés par l’article et qu’ils veulent tendre la main aux membres de la communauté autochtone.

Elle a rappelé que ces derniers sont souvent d’excellents candidats aux offres d’emploi. « S’ils décident de vivre en milieu urbain, c’est pour améliorer leur qualité de vie, soit par le travail ou l’éducation. Ce sont des gens qui sont souvent aux études, donc ils ont de la formation et pour l’emploi du temps partiel et des emplois d’été c’est vraiment intéressant pour eux », a-t-elle fait valoir, invitant les entreprises intéressées à envoyer des offres d’emploi au info@caasaguenay.ca.

« Il y a beaucoup de postes à combler dans la région, donc si les employeurs nous envoient leur demande et qu’ils trouvent preneurs dans nos membres, tout le monde est gagnant ! », s’est-elle réjouie.

Une difficile réalité

La coordonnatrice rappelait que malheureusement, certains membres du centre avaient eu des expériences négatives sur le marché du travail et qu’il était difficile pour eux de faire les premiers pas.

« On ne se mentira pas, le racisme est encore présent », a-t-elle laissé tomber.

Elle espère maintenant que les employeurs resteront à l’affût et qu’ils ne toléreront aucun racisme dans leur établissement. « Si les employeurs cherchent à être mieux outillés, ils peuvent nous contacter », a continué la coordonnatrice.