Ingénieur à la retraite ayant oeuvré à l’UQAC, Jacques Paradis poursuit dans le monde de l’enseignement avec sa propre école de voile.
Ingénieur à la retraite ayant oeuvré à l’UQAC, Jacques Paradis poursuit dans le monde de l’enseignement avec sa propre école de voile.

De l’UQAC au fjord, un professeur à la retraite enseigne la voile

Après avoir oeuvré dans le monde de l’enseignement à l’UQAC pendant plusieurs années, Jacques Paradis profite de sa retraite pour poursuivre sa mission en enseignant la navigation à voile sur le fjord du Saguenay.

Rencontré à la Marina de L’Anse-Saint-Jean récemment, l’ingénieur de formation dirige l’école Voile Croisière Parasard qui offre des cours-stages de navigation à voile à bord du voilier de croisière Le Parasard 3 sur le territoire nautique du Saguenay et du Saint-Laurent, jusque vers les Îles-de-la-Madeleine. «Je suis retraité de l’UQAC depuis 2019 et j’ai décidé de fonder ma propre école de voile après avoir accumulé 40 ans de navigation et avoir piloté trois voiliers différents», mentionne-t-il alors qu’il s’apprêtait alors à larguer les amarres avec un groupe de quatre élèves à bord provenant de Grenville-sur-la-Rouge.

La pandémie l’oblige à faire preuve de prudence puisque d’habitude, il limite le nombre à trois élèves. Cette fois-ci, il s’agissait de deux couples habitant deux adresses différentes. Habituellement, les stages ont une durée de cinq jours à partir du dimanche midi jusqu’au vendredi midi avec coucher à bord, sauf que la COVID-19 force le débarquement chaque soir pour des nuits dans des établissements hôteliers.

Navigateur d’expérience, M. Paradis a enseigné la voile pendant huit années, avant de fonder sa propre école. Les niveaux débutant, intermédiaire et avancé sont enseignés, en vertu de l’homologation Voile Québec et Voile Canada. «Les gens viennent pour apprendre toutes les techniques de navigation à partir de l’accostage, la manipulation du moteur, la réduction des voiles, les règles de sécurité, la vie à bord, etc. Ils partent de zéro et apprennent la voile», mentionne-t-il.

Tout près de son bateau, des instructeurs de voile d’une autre école, Mercator, préparent aussi leur départ avec un groupe d’élève. Selon M. Paradis, il règne plutôt un esprit de collaboration sur les quais puisque la voile et le fjord du Saguenay semblent profiter d’un certain engouement auprès d’une clientèle provenant de l’extérieur de la région. «Présentement, je suis bouclé pour onze semaines d’enseignement. Je n’ai plus de place. J’estime que 90 % des gens à qui j’enseigne proviennent de l’extérieur de la région», avance-t-il.

Il conclut en affirmant qu’une petite entreprise comme la sienne entraîne des retombées économiques importantes puisque les cours-stages à 950 $ par semaine par personne contribuent à l’économie locale du Bas-Saguenay.