L’immeuble qui abritait le Comptoir vestimentaire La Fabrique intéresserait des investisseurs montréalais, selon les informations transmises par Laurette Mathieu, directrice de l’organisme sans but lucratif.

De l’intérêt pour l’édifice du Comptoir vestimentaire La Fabrique

Fermé depuis le mois de novembre 2017, l’édifice du Comptoir vestimentaire La Fabrique, situé au 3415, boulevard Grande Baie Sud à La Baie, ferait la convoitise d’un groupe de gens d’affaires montréalais qui seraient intéressés à y développer un projet immobilier de 3 M $.

C’est ce qu’affirme Laurette Mathieu, qui a œuvré en tant que directrice de La Fabrique pendant une trentaine d’années, un organisme sans but lucratif dont la mission était de récupérer des articles ménagers et des vêtements usagés destinés à la revente auprès des personnes moins bien nanties.

Depuis deux ans, le conseil d’administration du Comptoir, dont l’immatriculation a été radiée d’office auprès du Registraire des entreprises à la suite de la non-production de deux déclarations annuelles, a confié à l’agente immobilière Annie Dufour, de Remax, le mandat de procéder à la vente de l’immeuble.

L’immeuble qui abritait le Comptoir vestimentaire La Fabrique intéresserait des investisseurs montréalais, selon les informations transmises par Laurette Mathieu, directrice de l’organisme sans but lucratif.

Au cours des derniers jours, une affiche aux couleurs Du Proprio porte un autocollant « Vendu ».

Invitée à faire le point, Mme Mathieu affirme que depuis le 10 novembre, elle est en pourparlers avec trois hommes d’affaires de Montréal qui désirent acquérir l’immeuble et qui attendent une subvention.

Selon Mme Mathieu, l’immeuble, qui abritait autrefois une quincaillerie, a été bien construit par l’homme d’affaires Léon Coulombe. Le bâtiment nécessite tout de même quelques réparations, de l’aveu de Mme Mathieu. Il inclut une aire de stationnement pour 90 véhicules, en plus d’être situé à un point névralgique de Grande-Baie.

Le Comptoir vestimentaire La Fabrique est fermé depuis plus de deux ans.

Mme Mathieu a indiqué que la direction de Contact Nature a aussi démontré de l’intérêt pour le stationnement.

Selon le compte de taxes municipales de l’exercice 2019, le terrain et l’immeuble sont évalués à 276 300 $.

aspect financier

En ce qui a trait à l’aspect financier, Mme Mathieu affirme que le Comptoir ne doit rien à personne, sauf certaines sommes à Hydro-Québec, Bell ainsi qu’aux assurances. « On n’est pas attachés à personne. On va payer ce qu’on a à payer. J’ai été bénévole pendant 31 ans. Je n’ai jamais été rémunérée. Ils me doivent pas mal de sous », a affirmé Mme Mathieu.

Le bâtiment qui a abrité le Comptoir vestimentaire La Fabrique serait convoité par un groupe de gens d’affaires de Montréal.

Interrogée afin de savoir qui bénéficierait du fruit de la vente de l’immeuble, Mme Mathieu a déclaré que les administrateurs du Comptoir décideront où ira l’argent, en ajoutant du même souffle qu’« on n’est pas rendus là ».

Depuis son ouverture au début des années 90, le Comptoir a bénéficié d’aide financière publique, entre autres, avec une subvention de 125 000 $ provenant du Centre local de développement (CLD) du Fjord pour l’acquisition de l’immeuble actuel, ce que reconnaît Mme Mathieu. Aucune entente n’a été signée avec l’organisme quant à la disposition des fonds en cas de vente de l’immeuble, selon elle.

Contradiction

De son côté l’agente immobilière Annie Dufour a mentionné n’avoir jamais été informée qu’un groupe d’investisseurs était intéressé à acquérir l’édifice.

À Promotion Saguenay, le directeur général, Patrick Bérubé, a déclaré que l’organisme n’a plus aucune obligation contractuelle avec l’ex-CLD du Fjord puisque ce dernier a été dissout.

Il ajoute qu’une entreprise non inscrite au Registre des entreprises ne remplit pas ses obligations légales et s’expose à des pénalités, mais peut continuer d’opérer.

Enfin, lorsqu’un organisme sans but lucratif est dissout, son conseil d’administration doit céder ses actifs à des organismes ayant la même mission, de sorte qu’il est impossible que les actifs puissent être transférés personnellement à des individus membres d’un conseil d’administration.