De l’aide demandée et du renfort de la Croix-Rouge

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fait parvenir au ministère de la Santé et des Services sociaux, mercredi soir, une demande pour obtenir du personnel des autres régions du Québec dans les titres d’emplois qui dispensent les soins directs aux bénéficiaires et dans les hôpitaux.

Le Quotidien a obtenu la confirmation que le CIUSSS allait également obtenir du renfort de la Croix-Rouge canadienne ainsi que des équipes de Prévention et contrôle des infections des autres établissements qui peuvent transférer du personnel vers le Saguenay en fonction de la situation sanitaire de leur région.

Cette décision du CIUSSS devrait satisfaire les deux principaux syndicats concernés par les problèmes de main-d’œuvre. La FIQ régionale et la FSSS-CSN ont critiqué, mardi, la visite du ministre Christian Dubé, qui n’avait pas abordé la possibilité de mettre en place des incitatifs pour attirer au Saguenay des travailleurs provenant des régions où la situation sanitaire le permettait.

La présidente de la FIQ régionale, Julie Bouchard, avait fait état d’infirmières qui avaient accumulé 80 heures de travail en cinq jours. En plus de l’effet à long terme de cette situation, la présidente de la FIQ attirait l’attention sur la fatigue accumulée qui fait en sorte que des professionnelles lèvent la garde quelques secondes et finissent par s’infecter.

En point de presse national jeudi, le ministre Christian Dubé a expliqué que le CIUSSS de la région allait recevoir de l’aide, mais n’avait visiblement pas été informé de la demande transmise au ministère dans la soirée de mercredi. Il a d’autre part mentionné que le CIUSSS allait également lancer un appel au bénévolat au sein de la population régionale afin de venir en aide dans les CHSLD.

En plus de subvenir à ses propres besoins pour le remplacement du personnel retiré du travail, le CIUSSS doit aussi donner un coup de main dans les résidences privées pour personnes âgées dont certaines ont de la difficulté à contrôler la transmission du virus comme c’est le cas à la Villa des Sables de Jonquière.