L’oeuvre d’art a été démantelée lundi matin. Elle devrait réapparaître d’ici le 14 août.

De la rouille prématurée sur Polaris

L’oeuvre Polaris, inaugurée le 1er septembre dernier au carrefour giratoire de la rue Jacques-Cartier et du boulevard Talbot, à Chicoutimi, a été démantelée lundi. La peinture utilisée ne résistant pas aux intempéries, l’artiste Étienne Boulanger devra se remettre au travail. Mais l’absence de l’oeuvre d’art sera de courte durée, puisqu’elle devrait être réinstallée d’ici le 14 août.

C’est en faisant des vérifications au cours des derniers jours que les employés municipaux ont constaté que l’oeuvre ne résistait pas au mauvais temps, ce qui cause de la rouille à certains endroits.

C’est la partie réalisée en acier qui pose problème actuellement, soit celle en blanc formée d’un assemblage rappelant des silhouettes montagneuses. « Malgré les recommandations reçues, force est d’admettre que le produit ne résiste pas et qu’il faut le modifier. Or cette fois-ci, pour éviter de nouvelles problématiques, des démarches ont été entreprises auprès du Centre de conservation du Québec, lequel se spécialise notamment dans la restauration d’oeuvres d’art, afin d’obtenir des pistes de solution durables », a affirmé le président de la Commission des arts, de la culture et du patrimoine de Saguenay, Jonathan Tremblay.

L’oeuvre Polaris avait été inaugurée en septembre 2018, au carrefour giratoire de la rue Jacques-Cartier et du boulevard Talbot.

L’artiste se chargera donc de sabler l’oeuvre et de la repeindre en suivant les recommandations relevant du ministère de la Culture et des Communications. Cette restauration n’engendrera pas de coût pour la municipalité. « L’oeuvre quittera son socle pour quelques jours seulement. Elle devrait reprendre forme entre le 12 et le 14 août. Il était important pour nous que les travaux soient effectués rapidement, pour réduire les impacts et éviter toute dégradation de l’acier. Nous travaillons en collaboration constante avec M. Boulanger et nous avons bon espoir de régler la situation une fois pour toutes, grâce à l’apport du Centre de conservation du Québec », a précisé Jonathan Tremblay.

Le gouvernement canadien a accordé une subvention de 230 000 $ alors que la Ville a investi 40 000 $ pour cette oeuvre d’art qui est illuminée en soirée.