L’incendie de la cathédrale de Chicoutimi, survenu en 1919, est au coeur du Procès à l’ancienne qui sera présenté les 29 et 30 mars. C’est au cours du deuxième acte que se déroulera un procès cherchant à déterminer si un colon est coupable d’y avoir mis le feu.

De la réalité à la fiction pour le Procès à l’ancienne

La Société historique du Saguenay permettra au public de retourner 100 ans en arrière pour une troisième année consécutive, les 29 et 30 mars prochains, dans le cadre de sa campagne de financement annuelle. Le Procès à l’ancienne plongera le public dans l’incendie qui a détruit la cathédrale de Chicoutimi en 1919, grâce à un mélange de faits réels et d’imaginaire.

Pour une première fois, le Procès à l’ancienne met en scène une histoire inventée et non pas un procès qui a réellement eu lieu. La pièce À l’ombre de la cathédrale a été imaginée par le journaliste du Quotidien Roger Blackburn et mise en scène par Dario Larouche. Le duo a choisi de proposer le procès d’un colon accusé d’avoir mis le feu à la cathédrale dans un contexte de colonisation.

« Les archivistes de la Société historique du Saguenay m’ont remis une série d’articles du Progrès du Saguenay datant de 1919. J’ai lu des dizaines de textes. Il y est beaucoup question de colonisation, mais aussi des premiers divorces, du retour de soldats et du début de la syndicalisation », explique Roger Blackburn.

C’est toutefois le feu de la cathédrale de Chicoutimi qui a allumé une étincelle chez celui qui avait la tâche de rédiger les textes.

À partir des faits entourant l’incendie, Roger Blackburn a imaginé une comédie à tendance satirique qui met en scène plusieurs personnages ayant bel et bien existé.

« Il faut s’amuser, que ce soit drôle. Dario Larouche s’est chargé de tout réécrire en style théâtre. Je lui ai donné une toile en noir et blanc et il y a mis la couleur », image-t-il.

La pièce sera divisée en deux actes. Le premier prendra la forme d’une mise en situation de l’époque alors que plusieurs personnages viendront se chamailler au congrès de l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française (A.C.J.C.) à propos de colonisation. « Ça permet de faire un rappel historique de l’époque », affirme celui qui souligne que le congrès a bel et bien eu lieu.

C’est là qu’un colon qui possède des terres près de la cathédrale fait son entrée. Le public le retrouvera dans le deuxième acte alors que se déroulera un procès cherchant à déterminer s’il est coupable d’avoir mis le feu à la cathédrale.

En plus de marier la réalité et la fiction, le duo d’auteurs s’est permis quelques clins d’oeil à l’actualité qui promettent de faire sourire les spectateurs.

Cette année encore, plusieurs personnes publiques ont accepté de se prêter au jeu en campant les différents personnages.

L’équipe de comédiens est composée de François Tremblay, retraité de Radio-Canada, Martin-Thomas Côté et Richard Courchesne, de KYK Radio X, Denis Villeneuve, du journal Le Quotidien, Mylène Lavoie, de Gauthier Bédard avocats, Guillaume Desautels et Frédéric Michel, de Cain Lamarre, Claudia Madore, de Raymond Chabot Grant Thornton, et Jennifer Paré, de Revenu Canada.

La Société historique du Saguenay espère amasser 42 000 $ avec la vente de billets et en dons dans le cadre de la campagne de financement qui lui permet de poursuivre sa mission consistant à conserver et diffuser les archives privées afin de contribuer à la pérennité de l’histoire de la région.

Le Procès à l’ancienne sera présenté les 29 et 30 mars à 19 h 30 à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. Les billets sont en vente au coût de 20 $ via le www.reservatech.net.