De la classe à la maison au CFP Alma

Le Centre de formation professionnelle Alma (CFPA) innove au plan régional en offrant aux étudiants inscrits au diplôme d’études professionnelles (DEP) en Soutien informatique de transporter leur salle de classe dans le confort de leur foyer.

La direction générale du CFPA a présenté son nouveau mode de diffusion de formation, lequel entrera en vigueur à compter de janvier, à la suite d’une période d’expérimentation qui a duré deux ans.

Jean-François Paradis, enseignant, Manon Larouche, enseignante, Nadine Gobeil, directrice adjointe du CFPA, Manon Lepage, directrice du CFPA, Andrée Verreault et Stéphane Larouche, enseignant, ont annoncé le lancement du nouveau cours en ligne en format synchrone.

Manon Lepage, directrice générale du CFPA, Manon Larouche et Jean-François Paradis, tous deux enseignants, ont annoncé que les étudiants des deux classes auront l’opportunité de recevoir la moitié de leur formation de 1800 heures en utilisant l’instantanéité de la technologie informatique en demeurant dans leur foyer.

C’est ainsi que les étudiants seront réunis dans une classe virtuelle à l’aide de leur ordinateur pour recevoir la formation dispensée en format synchrone par un professeur en chair et en os présent dans le local du CFPA. La formation en direct, dispensée sur écran de 9 h à midi et de 13 h à 15 h, permettra à la classe d’interagir en groupe puisque chaque élève apparaîtra et pourra poser des questions, comme ce serait le cas dans une classe réelle, explique Mme Larouche. Il sera aussi possible d’échanger en privé avec le professeur pendant le cours. Tous les outils d’apprentissage, comme les logiciels d’apprentissage et de diffusion vidéo nécessaires pour utiliser la plateforme Moodle, sont fournis par la Commission scolaire (CS) du Lac-Saint-Jean.

Selon M. Paradis, en cette époque de pénurie de main-d’œuvre et d’étudiants, les institutions scolaires doivent innover pour maintenir l’effectif étudiant, comme le rappelait mercredi le directeur général du Cégep de Chicoutimi, André Gobeil. Plutôt que de tenter d’attirer les étudiants entre les murs des établissements, les classes se déplacent dans les foyers et les milieux de travail.

Des étudiants voyagent quotidiennement entre 45 minutes et une heure pour se rendre au CFPA. Ils doivent se lever à quatre heures du matin. D’autres doivent se louer des appartements pour étudier à Alma, ce qui ne sera plus nécessaire avec cette formule puisque, théoriquement, des étudiants de tous les recoins de la province pourraient s’inscrire.

« On a de la difficulté à répondre aux besoins de main-d’œuvre parce que nous-mêmes, on a de la difficulté à recruter des étudiants. Il faut aller chercher les élèves où ils sont », affirme Mme Lepage.

M. Paradis s’est dit conscient que ce type d’enseignement à distance ne convient pas à tous, comme ont pu le témoigner certains élèves présents virtuellement à la conférence de presse. Ceux qui choisiront la formule en ligne ne seront pas laissés à eux-mêmes puisqu’ils feront l’objet d’un encadrement au chapitre de l’assiduité aux cours, de la présentation, et ce, même s’ils seront à la maison. « Il faut être tout aussi assidus que si on était en classe physiquement. On ne fera pas ce qu’on veut parce qu’on est à la maison pour compléter son DEP », explique-t-il.

La direction du CFPA analyse la possibilité d’étendre la formule à certains cours en santé, assistance technique en pharmacie, secrétariat, comptabilité et soudage-montage.

La mise en place de la nouvelle méthode de diffusion de formation a nécessité plusieurs dizaines de milliers de dollars de la part de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean.