Il fallait plonger sa tête complètement dans l’eau pour franchir cet obstacle.

Dans la bouette au profit du Cégep de Saint-Félicien

CHRONIQUE / Quoi de mieux qu’une course en forêt de cinq kilomètres, parsemée de 29 obstacles, pour faire une collecte de fonds pour la Fondation du Cégep de Saint-Félicien ? Le Défi Déméter, soutenu par plus de 50 commanditaires rassemblant plus de 300 coureurs, a permis d’amasser plus de 43 000 dollars pour venir en aide aux étudiants. Une épreuve de groupe, aux allures dynamiques sous le signe des saines habitudes de vie… tout à l’image de l’impact du Cégep dans sa communauté.

Courir, sauter, grimper sur des obstacles et se lancer dans de gros trous de bouette m’ont donné l’impression de retomber en enfance. De courir juste pour le plaisir et de partager la passion de jouer dehors. Quelle belle idée d’événement pour faire une collecte de fonds pour venir en aide aux étudiants félicinois qui en ont vraiment besoin.

Marie-Noël Gagnon, présidente de la Fondation du Cégep de Saint-Félicien, et Roger Tremblay, président d’honneur du Défi Déméter et vice-président des opérations forestières chez Rémabec, sont très heureux d’avoir amassé plus de 43 000 dollars avec l’événement.

« C’est un événement qui permet de faire la promotion des saines habitudes de vie, pour faire bouger les gens », souligne Marie-Noël Gagnon, présidente de la Fondation du Cégep de Saint-Félicien, qui remarque au passage la collaboration avec la Ville de Saint-Félicien (qui a mobilisé une équipe de course, avec le maire Luc Gibbons) et le club Vélo2Max pour l’organisation d’un tel événement.

Pour mousser la popularité de l’événement, la fondation avait recruté Roger Tremblay, le vice-président des opérations forestières chez Rémabec. Et le natif de Sainte-Jeanne-d’Arc n’a pas déçu, en mobilisant plusieurs organisations forestières pour commanditer l’événement et même y participer. Ce dernier a lui-même motivé une dizaine de ses collègues et sa famille à venir courir dans la bouette au Tobo-Ski, samedi.

L’épreuve du cordage

« Pour nous, c’est très important de s’impliquer pour les régions, a-t-il commenté. Il faut encourager les jeunes pour qu’ils restent en région et qu’ils travaillent avec nous autres. Sans compter que le cégep a une formation en foresterie, qui nous permet d’assurer une relève, car nous comptons plus de 2000 employés ».

Avec plus de 300 participants de 12 à 65 ans, et une cinquantaine de commanditaires, la fondation a réussi à amasser 43 824 dollars grâce à cette course haute en couleur. « Ces sommes permettent d’aider les étudiants pour l’hébergement, pour le transport scolaire ou simplement pour l’aide financière pour combler les besoins de base », explique, Marie-Noël Gagnon.

Le réchauffement de groupe avant le départ de l’épreuve de course de 5 km, parsemée de 29 obstacles.

Chaque année, ce sont plus de 100 jeunes qui se partagent de 25 000 à 30 000 dollars, ajoute l’avocate chez Cain Lamarre, qui s’implique depuis neuf ans dans le conseil d’administration de la fondation. « Le cégep est un acteur important à Saint-Félicien, dit-elle. C’est un moteur éducatif et un moteur économique aussi. Les gens nous apportent beaucoup dans notre développement professionnel et je trouve que c’est important de redonner au suivant. »

Avec près de 1000 étudiants et 200 employés, le Cégep de Saint-Félicien est définitivement un moteur socioéconomique majeur. Chaque année, les nouveaux étudiants, dont près de 200 étudiants étrangers, amènent un vent de fraîcheur dans le milieu. Sans compter les nombreux professeurs qui viennent y travailler, s’implantant avec leurs familles dans le nord du Lac-Saint-Jean. Ces nouveaux arrivants, tout comme les locaux, teintent énormément le tissu social de Saint-Félicien. Pour le mieux.

Marie-Noël Gagnon, présidente de la Fondation du Cégep de Saint-Félicien et Roger Boudreault, président d’honneur du Défi Déméter et vice-président des opérations forestières chez Rémabec, sont très heureux d’avoir amassé plus de 43 000 dollars avec l’événement.

À l’image de mon parcours au cégep, la course Déméter s’est révélée être un beau trip de gang, ou l’on retrouve plusieurs défis sur son passage. Malgré les difficultés, le plaisir de franchir chaque épreuve me donnait de l’énergie pour continuer, pour aller plus loin. Au final, c’est le sourire aux lèvres que j’ai terminé le parcours, tout mouillé et couvert de bouette, mais le sourire aux lèvres, comblé par le sentiment d’accomplissement d’avoir terminé l’épreuve… tout en venant en aide aux étudiants qui sont dans le besoin.

Jouer dans la bouette donne l’impression de retourner en enfance.