D’importantes chutes de neige ont été enregistrées sur le territoire en janvier.

Dame Nature donne raison aux météorologues

Après un peu plus d’un mois complet d’hiver, dame Nature est en train de donner raison aux météorologues qui avaient prédit une saison froide et enneigée. Plusieurs auront remarqué que l’hiver 2017-2018 est marqué par de longues périodes de grands froids entrecoupées par des remontées brèves du thermomètre.

Une analyse des données historiques des cinq derniers trimestres de novembre, décembre et janvier 2013 à 2018 publiées quotidiennement par Environnement Canada aux stations météorologiques de Bagotville et Roberval permet de constater que la présente saison froide pourrait se distinguer.

enneigement

Depuis trois mois, la station de Bagotville a enregistré des précipitations totalisant 138 cm comparativement à 141 du côté de Roberval au 26 janvier. Si novembre et décembre 2017 se comparent aux cinq dernières années, le mois de janvier 2018 se démarque par l’intensité des chutes de neige qui indiquent 77,4 cm à Bagotville (59 à Roberval), ce qui est déjà supérieur aux cumulatifs mensuels des cinq dernières années. Tout le mois de janvier 2017 avait enregistré 59,8 cm (59 cm à Roberval), ce qui était davantage que janvier 2016 avec 45 cm ( 32 à Roberval ) ainsi que 2015 avec 69 cm ( 49 à Roberval). Rappelons qu’en novembre, décembre 2016 et janvier 2017, Roberval avait été ensevelie avec des chutes cumulatives de 185 cm de neige.

hiver froid

Plusieurs ne seront pas surpris d’apprendre que le dernier trimestre se démarque par la présence des grands froids venus du nord qui a permis l’embarquement hâtif des cabanes sur les sites de pêche alors que novembre, décembre et janvier ont enregistré des températures moyennes respectives de -3, -13,3 et -16,4 à Bagotville, ce qui est sensiblement les mêmes qu’à Roberval. Si l’on veut comparer avec les mêmes mois de 2016-2017, Environnement Canada a enregistré des températures de 2,1, - 9,7 et -10,2.

La machinerie est déployée pour déblayer les grandes artères, les quartiers et les zones scolaires dans un délai de 48 heures.

Les trottoirs ne sont pas la priorité

Les opérations de déneigement dues à la tempête de cette semaine se déroulent rondement, selon Michel Tremblay, président de la Commission des travaux publics.

Alors que certains citoyens ont maugréé au Progrès pour déplorer l’entretien des trottoirs de certaines artères comme la rue des Champs-Élysées et le boulevard Talbot deux jours après la fin de la tempête, le conseiller a rappelé que le déblaiement des trottoirs ne constitue pas la première priorité dans ces circonstances. « Les trottoirs, on doit être sur le point de les faire», a indiqué M. Tremblay, vendredi matin.

Le président de la commission rappelle qu’en vertu du Plan de déneigement de la ville, la machinerie est d’abord déployée pour déblayer les grandes artères, les quartiers et les zones scolaires dans un délai de 48 heures, ainsi que les rues des centres-villes dans la nuit suivant la fin de la tempête. « Les rues des centres-villes, on ne peut les faire que la nuit parce que le jour, il y a beaucoup de voitures stationnées.

M. Tremblay reconnaît tout de même qu’il y a pu y avoir certains ratés pour le ramassage de la neige dans des secteurs dû à un problème de pénurie de camions disponibles.

Au plan financier, le conseiller n’était pas en mesure de dire si en raison des importantes chutes de neige de janvier, Saguenay connaît des dépassements de coût puisque le budget se terminait en décembre. «On peut dire qu’au niveau du déneigement cet hiver, on reçoit plus de félicitations que de chialage. On est mieux organisés que par le passé », conclut-il.