Le candidat à la direction du Parti libéral du Québec Alexandre Cusson entend mettre un terme aux politiques mur à mur du gouvernement du Québec pour proposer des solutions adaptées aux réalités régionales.

Cusson veut rallier les régions au PLQ

Le candidat à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) et ex-maire de Drummundville, Alexandre Cusson, compte établir une relation de confiance avec les régions du Québec pour être en mesure de ramener les militants libéraux au bercail et d’entrevoir une féroce bataille pour les prochaines élections générales.

Le principal intéressé admet d’entrée de jeu que plusieurs connaissances, dont certains députés, lui ont clairement démontré que des militants et sympathisants de longue date du parti sont demeurés à la maison lors de la dernière élection pour différentes raisons.

Il s’agit de l’un des éléments ayant amplifié la défaite libérale, la pire de l’histoire politique de la formation, selon le candidat à la direction. « Il faut s’intéresser aux problèmes des régions et démontrer qu’on a des solutions à proposer », assure l’ex-président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Alexandre Cusson avait réalisé deux tournées québécoises dans cette fonction avant d’entreprendre la campagne au leadership. À ces occasions, il dit avoir constaté les problèmes des régions et l’épais nuage noir que représente la pénurie de main-d’oeuvre. « On le constate pendant la tournée quand on nous sert dans un restaurant et que l’employé s’excuse de ne pas donner un service complet en raison du manque de personnel », précise le candidat.

À son poste de président de l’UMQ, Alexandre Cusson a remarqué les problèmes causés par l’application de grandes politiques d’un bout à l’autre du Québec. Dans le pacte qu’il propose aux régions, Alexandre Cusson entend autoriser chacune des régions à choisir ses propres mécanismes de concertation, ce qui ne signifie pas pour autant de ramener une structure comparable à la Conférence régionale des élus (CRÉ) à la grandeur du Québec, laquelle a été dissoute par le gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Le partenariat proposé pourrait prendre la forme d’ententes de développement adaptées à chacune des régions du Québec, ce qui n’empêcherait pas l’identification de problématiques communes nécessitant des interventions plus musclées de la part du Québec, juge M. Cusson.

C’est le cas du recrutement de la clientèle universitaire à l’étranger, cite-t-il en exemple. À son avis, le Québec en arrache et se fait devancer par plusieurs provinces canadiennes. Selon Alexandre Cusson, il est primordial d’intervenir rapidement, puisque cette clientèle est névralgique pour la survie de certains établissements.


« Il faut s’intéresser aux problèmes des régions et démontrer qu’on a des solutions à proposer. »
Alexandre Cusson

« On refuse un visa d’études pour un candidat puisque le gouvernement n’est pas en mesure de s’assurer qu’il va retourner dans son pays. On ne veut justement pas que cet étudiant retourne dans son pays », précise Alexandre Cusson.

L’ex-maire de Drummundville doit avant tout remporter la course au leadership. Il participera aux débats dans quelques semaines. Il considère que le fait de provenir de l’extérieur du parti peut être un avantage, plusieurs membres ayant exprimé une forme de désaccord en restant à la maison au lieu d’aller voter à la dernière élection.

Dans le cadre du fonctionnement du parti, Alexandre Cusson va proposer aux membres la nomination des candidats avec des investitures ouvertes. Il se garde une petite réserve afin d’assurer l’équité homme femme au sein de la formation ainsi qu’une représentation culturelle adéquate.