CSN: Engelbert Cottenoir ne sollicitera pas de cinquième mandat

Le président du Conseil central CSN Saguenay–Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, ne sollicitera pas un cinquième mandat, après avoir occupé le poste pendant 12 ans.

C’est ce qu’il a annoncé dans un message publié sur sa page Facebook, mardi midi.

« Après mûres réflexions et plusieurs constats, j’en suis venu à la conclusion que le temps était venu pour moi de ne pas solliciter un cinquième mandat de trois ans à la présidence du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean CSN lors de notre congrès, à la fin du mois. Après 12 ans de passion et d’engagement à ce poste et 45 ans après avoir fortement contribué à l’exercice de la grève dans mon école secondaire, maintenant sexagénaire, il est temps de tirer ma révérence, car il m’est devenu de plus en plus difficile de répondre aux exigences de cet important poste », a-t-il écrit.

Le syndicaliste a aussi annoncé qu’il quittait son poste de chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Il avait continué à enseigner environ deux cours par année, a-t-il indiqué, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien. « Mon contrat se termine le 14 juin à l’UQAC », a poursuivi celui qui est devenu grand-père cette année.

La CSN régionale tiendra son congrès du 28 au 30 mai, ce qui laisse un certain temps de réflexion à ceux qui voudraient se présenter. Depuis son élection en 2007, devant la présidente sortante Jeannine Girard, il a été réélu sans opposition à chaque occasion. Il avait annoncé son intention de se présenter de nouveau plus tôt cette année, mais il s’est ravisé. 

Engelbert Cottenoir gardera d’excellents souvenirs de ses mandats. C’est de la lutte à l’austérité du gouvernement libéral qu’il se dit le plus fier. « C’est la belle lutte contre l’austérité. Il y a beaucoup de choses qu’on a dites qui se sont avérées vraies. Ç’a donné beaucoup de crédibilité et une bonne image au syndicalisme », a-t-il affirmé. De l’autre côté du spectre, il ne peut nommer le moment qui l’a le plus déçu. « Je pars sans amertume, même si on est souvent à contre-courant. Dans la société, l’important est que les choses avancent », a-t-il conclu.