Agropur a obtenu le contrat de la CS du Pays-des-Bleuets devant Nutrinor.

CS du Pays-des-Bleuets: le lait d’Agropur sera quand même servi

De jeunes étudiants du Haut-du-Lac continueront de boire du lait provenant d’Agropur Coopérative laitière dans le cadre du Programme lait-école. La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets entend respecter le contrat d’une durée de trois ans, et ce, même s’il s’agit de lait provenant de l’extérieur de la région.

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets a réagi au lendemain d’un article publié dans Le Quotidien qui dévoilait la provenance du lait. On y apprenait qu’Agropur Coopérative avait remporté l’appel d’offres devant la coopérative régionale Nutrinor avec une différence de seulement quelques centaines de dollars.

La commission scolaire est la seule du Saguenay-Lac-Saint-Jean à avoir participé à l’appel d’offres regroupé. « Comme elle le fait depuis plusieurs années, la commission scolaire a mandaté la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pour procéder à l’appel d’offres regroupé concernant l’achat du lait-école. Le contrat est d’une durée de trois ans, soit du 1er janvier 2019 au 30 juin 2021. Nous nous sommes engagés à respecter le contrat-cadre liant la Fédération et le fournisseur retenu », peut-on lire dans un communiqué transmis aux médias.

Malgré les critiques, la CS de Pays-des-Bleuets fait valoir qu’elle ne peut opter pour un autre fournisseur ou négocier des prix séparés.

L’institution qui supervise tout le territoire du nord du Lac-Saint-Jean tente de se faire rassurante en rappelant que, depuis 1998, les élèves ont toujours consommé du lait Nutrinor alors que la coopérative remportait les appels d’offres.

La CS rappelle qu’elle ne pouvait prévoir le résultat de l’appel d’offres lorsqu’elle a fait le choix d’y adhérer.

Réaction à la pétition

La CS du Pays-des-Bleuets profite de l’occasion pour rappeler les balises qui l’encadrent. Elle répond ainsi à une pétition mise en ligne vendredi matin. Selon elle, en faisant cavalier seul, elle aurait dû aller en appel d’offres pour acheter le lait-école. « En tant qu’organisme public, nous avons l’obligation de respecter la Loi sur les contrats des organismes publics qui précise qu’il faut procéder par appel d’offres pour un contrat de 100 000 $ et plus. Si nous avions procédé par appel d’offres sur invitation et que le montant des soumissions avait dépassé 100 000 $, nous aurions été dans l’obligation de reprendre le processus avec un appel d’offres public pour respecter la Loi », peut-on lire dans la communication écrite.

Un parallèle est fait avec la façon de faire de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean qui a refusé l’offre de la FCSQ. La décision de se tourner vers un fournisseur local a été prise lors d’une séance ordinaire du conseil des commissaires. La CS du Pays-des-Bleuets assure qu’elle ne peut procéder de la même façon puisque la somme allouée au lait-école est de plus de 90 000 $.

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets conclut en rappelant que « l’achat local et régional est toujours considéré en premier dans nos décisions d’achats de biens ou de services, et ce, dans la mesure où la Loi sur les contrats des organismes publics le permet ».