CS des Rives-du-Saguenay: l'UPAC débarque

Après le passage des responsables du ministère de l’Éducation, voilà que les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont visité les membres de la direction de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay afin de valider certaines informations.

Il n’est cependant pas possible de connaître les tenants et aboutissants de cette visite. « Des analystes enquêteurs se sont effectivement rendus à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay afin de valider certaines informations. Il n’y a pas d’enquête actuellement et aucune accusation n’a été déposée », a mentionné Mathieu Delisle, porte-parole de l’UPAC.

Ce dernier ne peut dire si la visite de l’UPAC a un lien avec l’enquête demandée par le ministère de l’Éducation, qui veut en savoir davantage sur les relations tendues entre la direction et le personnel de la commission scolaire. Le ministère cherche notamment à identifier les rôles et les responsabilités de chacun et à analyser les pratiques de gouvernance et de gestion au sein de l’organisme.

Par contre, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a dit ne pas être au courant de cette visite de l’UPAC à Saguenay. « Si vous faites référence à une enquête qui a été demandée de manière administrative par le ministère, ce n’est pas en lien avec des informations qui pourraient intéresser l’UPAC », a indiqué le ministre Sébastien Proulx.

De son côté, la présidente de la CS des Rives-du-Saguenay, Liz S. Gagné, dit ne pas être au courant des recherches de l’UPAC.

« Ce que je sais, c’est que deux personnes ont été rencontrées. Ils n’ont pas saisi de documents. Je ne sais pas si cela a un lien avec l’enquête du ministère de l’Éducation », a mentionné Mme Gagné.

Au cours des derniers mois, de nombreuses informations ont été publiées au sujet du climat difficile entre la nouvelle directrice générale, Chantale Cyr, et le personnel enseignant. 

Quant à l’ancien président de la CS des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard, il a mentionné ne plus être à la tête de l’organisation depuis près d’une année, qu’il n’était pas au courant des intentions de l’UPAC et qu’il n’avait pas de commentaires à émettre sur le sujet.

Si certains intervenants prétendent que le climat était tendu bien avant l’arrivée de Mme Cyr, d’autres ont laissé voir que sa façon de gérer le personnel n’avait pas été appréciée.

Chantale Cyr se trouve présentement en congé de maladie, de même que la directrice des communications, Hélène Aubin.