Les candidats à la présidence en vue de l'élection du 7 mai prochain demeurent discrets en raison de la décision du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay de demander une enquête juricomptable visant à examiner certaines pratiques de gestion.

CS des Rives-du-Saguenay: des candidats à la présidence discrets

La décision du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay de demander une enquête juricomptable visant à examiner certaines pratiques de gestion incite à la prudence les candidats à la présidence en vue de l'élection du 7 mai prochain.
Liz S. Gagné
Liz S. Gagné a été la première à être interpellée puisque la période d'enquête couvre l'époque où elle occupait le siège de présidente. Elle a déclaré ne pas avoir de commentaires à formuler sur le mandat confié à la firme Langlois avocats outre le fait que les commissaires ont agi comme ils le devaient.
Mme Gagné a mentionné qu'à l'époque des modifications à la Loi sur les contrats des organismes publics, de la formation avait été donnée au personnel de gestion afin de s'adapter aux nouvelles pratiques.
Louis Aubin, un autre candidat à l'élection, s'est dit surpris de ce qu'il a lu dans Le Quotidien tout en affirmant ne pas avoir de commentaires à faire puisqu'il avoue ne pas connaître les tenants et aboutissants du dossier. Il a présumé que lors de l'enquête, des gens auraient des comptes à rendre.
Louis Aubin
Chantale Cyr, directrice générale de la CS des Rives-du-Saguenay
La même consigne s'applique du côté du candidat Christian Joncas qui a souligné qu'on n'en était qu'au début de l'enquête. Quant au candidat Raymond-Marie Mallette, ce dernier n'a pu être rejoint. Soulignons que M. Mallette agit également au poste d'administrateur au sein du Carrefour environnement Saguenay, un organisme qui pourrait être concerné lors de l'enquête juricomptable puisqu'il est locataire de locaux dans l'immeuble du 216 rue des Oblats appartenant à la commission scolaire.
Morcellement
La publication de la résolution demandant l'ouverture d'une enquête juricomptable a permis de délier des langues qui ont laissé entendre que lundi dernier, la directrice générale Chantale Cyr s'est présentée à la séance extraordinaire du conseil avec plusieurs documents en mains remontant jusqu'en avril 2014.
Il serait question d'achats d'équipements informatiques de plus de 700 000 $ effectués par la commission scolaire auprès d'un organisme sans but lucratif en utilisant un stratagème de morcellement des achats, une pratique interdite en vertu de la Loi sur les contrats des organismes publics.
Par ailleurs, certains fournisseurs, sous le couvert de l'anonymat, nous ont indiqué que le marché des équipements informatiques à la commission scolaire était très difficile à percer, malgré des efforts pour réduire les prix lors des processus d'appel d'offres.