Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, réclame une augmentation de l’aide aux organismes qui dispensent des services de première ligne aux personnes handicapées ainsi qu’aux familles de ces dernières.
Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, réclame une augmentation de l’aide aux organismes qui dispensent des services de première ligne aux personnes handicapées ainsi qu’aux familles de ces dernières.

Crise du coronavirus: appel à l’aide pour les personnes handicapées

Le député de Jonquière à l’Assemblée nationale du Québec, Sylvain Gaudreault, se joint aux associations offrant des services aux personnes handicapées ainsi que des services à leurs proches pour les aider à retenir le personnel affecté aux interventions sur le terrain en prévision d’une nouvelle vague de coronavirus.

Si le confinement a été difficile pour l’ensemble de la population pendant les derniers mois, il l’aura été encore beaucoup plus pour les familles des personnes handicapées. Ces dernières ont du jour au lendemain dû pallier pour dispenser les services de base ainsi que le soutien moral en milieu de vie.

Au terme du déconfinement, les dirigeants des associations constatent jour après jour que les services habituels de camp de répit spécialisés pour accueillir les handicapés ont diminué, même s’ils n’ont pas fermé les portes. L’histoire de Mercedes Chayer, la mère de Vincent-Joël Vaillancourt, illustre bien les difficultés des derniers mois et surtout la hantise d’une nouvelle vague de coronavirus.

« Je me suis retrouvée pendant le confinement avec mon mari qui a fait un infarctus. Je m’occupais aussi de Vincent-Joël qui a besoin de quatre gavages par jour. C’était beaucoup de travail », résume la mère du jeune handicapé, qui ne cache pas ses inquiétudes face à l’avenir.

Daniel Côté, le père d’une fille de 30 ans qui habite en résidence supervisée, a aussi témoigné de la situation pendant le confinement. Sa fille a besoin de support de la part des préposés en plus de présence humaine.

Ces organismes et groupes vivent en ce moment une importante crise de main-d’œuvre. Elles doivent composer avec l’offre gouvernementale d’embaucher 10 000 préposés à un salaire de 26 $ l’heure. Les organismes communautaires ne seront jamais en mesure d’offrir de telles conditions.

« J’en profite pour demander au nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux de faire un geste important. J’ai ici le talon de paie d’un préposé qui a été embauché en 2005. Il gagne aujourd’hui 15,39$ de l’heure. On a la possibilité de se préparer pour l’automne », a insisté le député de Jonquière.

Le député de Jonquière ne critique pas la décision du gouvernement d’améliorer les conditions de travail des préposés du réseau de la Santé et des services sociaux. Il croit que l’État doit tenir compte de la situation dans son ensemble et des impacts que cette décision aura sur une multitude d’organisations qui dispensent également des services essentiels auprès de la population.

« Les différentes mesures sanitaires font en sorte que l’offre de service est bien en deçà de ce qui devrait être offert en temps normal, ce qui accentue les effets de la pandémie sur les parents et leurs enfants. Il faut des moyens maintenant », a de son côté déclaré Karine Boisvert.

Les représentants de l’Association régionale des loisirs pour personnes handicapées, de même que l’Association pour la promotion des droits des personnes handicapées de Jonquière émettent les mêmes craintes quant à l’éventualité d’une nouvelle vague. Ces groupes ont aussi constaté une diminution des services pendant la pandémie et surtout le fait que les services ne sont toujours pas au niveau d’avant la pandémie.

« L’aide annoncée jusqu’à présent est insuffisante et ne permet pas aux personnes handicapées de recevoir les mêmes services qu’avant la pandémie. Les témoignages me démontrent qu’il y a un réel impact sur les familles », a conclu le député de Jonquière à l’Assemblée nationale.