Crise dans l’industrie du bleuet: l'UPA préoccupée

L’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec est grandement préoccupée par la crise qui secoue l’industrie du bleuet au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors que les producteurs sont liés par contrat à deux entreprises qui imposent des prix.

En visite dans la région cette semaine, le président de l’UPA Marcel Groleau s’est dit particulièrement inquiet de la situation au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le président régional, Mario Théberge, ajoute que cette situation fragilise les producteurs qui sont toujours liés par contrat aux usines des groupes Senneville et Fortin.

« Les producteurs de bleuets ne vendent pas leur production. Ils livrent des bleuets dans des usines sans plus. Ils avaient un lien de sept ans par contrat qui est terminé. Mais tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas négocié de nouvelles ententes, c’est le dernier contrat qui fait foi de tout », reprend Marcel Groleau.

Chaque année, des producteurs tentent de tenir tête aux deux entreprises qui possèdent les usines de traitement. Ils se retrouvent toujours dans l’impasse en raison du cadre légal de la convention d’achat. Marcel Groleau invite les producteurs de bleuets de la région à prendre le taureau par les cornes. Pour ce faire, ils doivent dans un premier temps se regrouper à l’intérieur de leur syndicat pour faire front commun afin de se sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent en ce moment.

« Ce sont les membres du syndicat qui ont la capacité de prendre les moyens pour réussir à sortir de cette situation. C’est vrai que le marché des bleuets n’est pas facile depuis quelques années. Mais la situation mondiale du bleuet ne peut pas tout expliquer », reprend Marcel Groleau.

Chaque année, des producteurs de bleuets se retrouvent en mauvaise situation financière dans ce système où les prix sont fixés localement par les deux seuls acheteurs et transformateurs. Certains ont fait faillite.

Le président de l’UPA croit que les producteurs ont avantage à s’entendre pour se présenter devant la Régie des marchés agricoles. Marcel Groleau rappelle que la régie des marchés agricoles a été mise en place pour contrer ce genre de situation.