Catherine Couture a réalisé une vidéo mettant en vedette des travailleurs et travailleuses du domaine de la santé, le secteur professionnel de sa mère, Annie Thibault.
Catherine Couture a réalisé une vidéo mettant en vedette des travailleurs et travailleuses du domaine de la santé, le secteur professionnel de sa mère, Annie Thibault.

Une vidéo qui fait du bien [VIDÉO]

Trois-Rivières — «Je suis super contente du résultat. C’est émouvant. C’est très représentatif de ce qu’on vit actuellement. On fait face à nos peurs. Que j’aie peur ou pas, je dois aller travailler.»

La voix d’Annie Thibault démontre toute la fierté qu’elle éprouve envers sa fille, Catherine Couture. Celle-ci a utilisé sa passion de la technologie pour réaliser une vidéo mettant en vedette des travailleurs et travailleuses du domaine de la santé, le secteur professionnel de Mme Thibault.

Infirmière depuis quatre ans, Annie Thibault est aux premières loges de la crise de la COVID-19. Elle fait partie du personnel affecté aux unités du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières qui sont dédiées au traitement des gens atteints de ce virus. Son quotidien est chamboulé par la lourdeur de la tâche et la crainte d’être atteinte et de contaminer son entourage. C’est ce que voulait illustrer Catherine Couture dans sa vidéo.

«J’aime ça, faire du montage vidéo. Ça fait deux ans que je fais ça. J’ai proposé de faire ce projet à ma mère pour les encourager, vu que ces temps-ci, c’est vraiment difficile. J’ai demandé à ma mère de m’envoyer des photos de ses collègues, j’ai fait le montage et j’ai trouvé une chanson», explique cette étudiante en deuxième secondaire du programme d’études internationales de l’école Les Pionniers de Trois-Rivières.

Mme Thibault a invité des collègues à lui envoyer des photos d’eux dans leur milieu de travail. Une trentaine de collègues ont répondu à l’appel et ce sont ces infirmières, infirmières auxiliaires et préposés aux bénéficiaires qu’on aperçoit dans la vidéo agrémentée de la chanson Et demain.

Selon Mme Thibault, le visionnage de la vidéo a eu son effet auprès de gens qui côtoient la COVID-19 de près.

«Quand j’ai décidé d’être infirmière, je ne pensais pas aller à la guerre un jour. Mais on n’a pas le choix. On se serre les coudes entre collègues, on voit que la troupe s’est retroussé les manches. Quand mes collègues ont vu la vidéo, ils ont trouvé ça émouvant. Il y en a qui ont pleuré.»

Mme Thibault rappelle que les infirmières, les infirmières auxiliaires et les préposés aux bénéficiaires composent la base du système de santé, mais qu’ils et elles demeurent souvent dans l’ombre du réseau. La vidéo leur a fait du bien, estime-t-elle.

«J’apprécie ce que fait ma mère et je veux les encourager. C’est ma contribution. Et j’ai du temps. Ça permet de m’occuper», ajoute l’adolescente de 13 ans.

Il est bien possible que l’adolescente ait à pousser plus loin l’aventure. Selon Mme Thibault, sa chef de service a l’intention de fournir la photo d’autres collègues pour inclure davantage de monde dans une prochaine vidéo.