Pour l'instant, les services de Jonquière Médic sont maintenus, mais la président de l'organisme, Louise Tremblay, rappelle que le dernier mot appartient toujours aux médecins.

Soins à domicile: Jonquière Médic joue de prudence

Avec son service de soins médicaux à domicile, les médecins de l’organisme Jonquière Médic ne sont pas seulement aux premières lignes de la pandémie de COVID-19 ; ils sont carrément sur le terrain.

Un simple coup d’oeil sur le site de l’organisme permet tout de même de constater une première mesure visant à filtrer les possibles cas de la maladie. Dès l’entrée, une fenêtre s’affiche : « À tous les usagers de notre service, afin de préserver la santé de tous et d’éviter les risques de propagation, nous demandons à ceux qui présentent des symptômes du COVID-19 – température, toux, douleurs thoraciques – et qui ont voyagé à l’extérieur du pays ou qui ont été en contact avec des voyageurs revenant de l’extérieur de communiquer avec le centre de dépistage de COVID-19 en téléphonant au 1 877 644-4545. »

La présidente de Jonquière Médic, Louise Tremblay, ajoute que les rendez-vous sont systématiquement validés. « En plus de l’alarme sur notre site, on a un employé qui appelle tous ceux qui ont donné leur nom pour s’assurer que les symptômes ne sont pas ceux de la COVID-19. S’il y a des doutes, on les réfère au numéro. »

Le choix revient aux médecins

Mme Tremblay souligne que les médecins ont toujours le choix d’intervenir ou non. « Ils ne font pas les cas qui s’apparentent à [la COVID-19]. S’ils entrent dans une maison et réalisent que c’est la COVID-19, ils ont le choix de partir ou pas. »

Elle précise également que les médecins continuent de se rendre dans les résidences de personnes âgées, avec les précautions nécessaires, dont le port du masque, de gants et du sarrau. « Ils ont tout ce qu’il faut dans leur auto. »

Elle ajoute que Jonquière Médic s’est assuré de se procurer de l’équipement supplémentaire.

Pour l’instant, Louise Tremblay mentionne qu’il n’est pas question d’une interruption de services, mais réitère qu’ultimement, ce seront les médecins qui statueront. « On réagit au jour le jour. On n’envisage pas de suspendre le service, à moins que les médecins soient demandés en renfort ou qu’ils tombent malades. Peu importe la raison, en fait, ce sont les médecins qui décident. »