Québec fait un virage à 180 degrés sur sa décision annoncée il y a deux semaines de réduire parfois de moitié le nombre d’enfants par moniteurs dans les camps de jour du Québec  et autorise désormais le retour aux ratios habituels dès la réouverture le 22 juin.
Québec fait un virage à 180 degrés sur sa décision annoncée il y a deux semaines de réduire parfois de moitié le nombre d’enfants par moniteurs dans les camps de jour du Québec  et autorise désormais le retour aux ratios habituels dès la réouverture le 22 juin.

Québec autorise les ratios moniteur-enfants habituels dans les camps de jour

Québec fait un virage à 180 degrés sur sa décision annoncée il y a deux semaines de réduire parfois de moitié le nombre d’enfants par moniteurs dans les camps de jour du Québec et autorise désormais le retour aux ratios habituels dès la réouverture le 22 juin.

Dans un communiqué transmis mercredi soir, la santé publique a expliqué avoir changé de cap «compte tenu de l’évolution des connaissances relatives à la transmission du virus et de la situation de la pandémie».

Les rapports d’encadrement habituels recommandés par l’Association des camps du Québec sont de huit enfants de 3 à 4 ans par moniteur, de dix enfants de 5 à 6 ans par moniteur, de douze enfants de 7 à 8 ans par moniteur et de 15 enfants de 9 à 17 ans par moniteur.

Les municipalités et les organismes qui organisent des camps de jour devront tout de même prévoir des activités qui respectent la distanciation physique et devront veiller à appliquer des mesures d’hygiène supplémentaires, insiste le ministère de la Santé.

Le gouvernement du Québec avait annoncé mardi une aide financière pouvant aller jusqu’à 11 millions $ pour aider les camps de jour à se conformer aux demandes de la santé publique.

L’«assouplissement» des ratios constitue un soulagement pour les organisateurs qui craignaient de subir une pénurie de moniteurs.

Il «permettra de fournir davantage de latitude aux municipalités et aux organismes responsables de la tenue des camps de jour dans leurs efforts de recrutement», a noté le ministère.

Lors de l’annonce des règles de réouverture, le premier ministre François Legault avait lancé un appel aux adolescents afin qu’ils posent leur candidature. M. Legault disait craindre la concurrence de la Prestation canadienne d’urgence qui les payait «pour rester à la maison».