La ministre des Aînés et des Proches aidants Marguerite Blais
La ministre des Aînés et des Proches aidants Marguerite Blais

Préposés aux bénéficiaires: «Think big!» dit Marguerite Blais 

Trouver et former 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires en quelques mois pour les CHSLD s’avère un objectif très ambitieux de la part du gouvernement. D’aucuns diront utopique. «Dans la vie, il faut avoir des rêves et les mettre très haut si on veut être capable d’atteindre nos objectifs!» répond Marguerite Blais.

Idée qu’elle a traduite par l’expression «think big!» en répondant aux questions en anglais d’un point de presse tenu jeudi matin, avant la période de questions à l’Assemblée nationale.

La ministre des Aînés et des Proches aidants défend bec et ongles le projet dévoilé la veille par le premier ministre François Legault de renflouer les CHSLD d’ici l’automne à l’aide de 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires.

«Quand on n’a pas d’ambition, je pense qu’on n’est pas capable de réaliser grand-chose», a résumé Mme Blais d’entrée de jeu, estimant qu’il faut voir grand pour faire de grandes choses.

Quant à la version écourtée de la formation de 870 à 300 heures, donc réduite pour ainsi dire des deux tiers, la ministre Blais croit que d’aller dès le départ constater le travail sur le terrain permettra aux participants de vite se faire une idée sur leur volonté réelle de pratiquer ce métier.

«Les personnes qui viennent en établissement comme aide de service, si elles se sentent inconfortables dans ce rôle de préposé, elles quittent immédiatement. Parce que ce n’est pas seulement en étant sur un banc d’école qu’on sait si on va aimer ça. Alors en étant en contact avec les résidents, on sait si on a la passion», explique-t-elle.

Malgré les récentes critiques à son endroit, la ministre Blais assure se sentir mieux que jamais et savoir maintenant exactement pourquoi elle est revenue en politique, soit prendre soin des personnes vulnérables. «Ça me rend plus forte! Je veux mettre en place ce pour quoi je suis revenue en politique», conclut-elle.