Les paramédics de la région remarquent une diminution du nombre d’appels auxquels ils doivent répondre depuis le début de la pandémie.

Moins d’interventions pour les paramédics

Alors que le Québec déploie une série de mesures pour lutter contre la COVID-19, les paramédics sont moins sollicités. En contrepartie, certaines interventions entraînent un déploiement d’une plus grande durée, notamment lorsqu’ils doivent procéder à la désinfection complète du matériel en présence d’une personne soupçonnée d’être infectée.

«On est en baisse et pas seulement à Granby, mais partout au Québec», constate Stéphan Scalabrini, directeur des opérations pour le secteur ouest chez Dessercom, une entreprise ambulancière qui possède entre autres des points de service à Granby, Acton Vale et Bedford.

Le nombre d’appels a diminué d’environ 10 à 15 % quotidiennement par rapport à la normale. «On a mis tout le monde en quarantaine. Les villes sont dessertes. Le nombre d’appels baisse énormément. C’est normal», affirme M. Scalabrini.

Même son de cloche du côté du Groupe CAMBI à Cowansville où les appels ont également diminué. À cette période-ci de l’année, les activités qui se déroulent en temps normal aux stations de ski à Bromont et à Sutton ont une influence à la hausse sur le volume d’interventions, explique Guillaume Dostie, superviseur.

Les appels sont certes moins nombreux, mais certaines interventions sont de plus longue durée. C’est le cas lorsqu’un patient présente des symptômes correspondants à ceux d’une personne infectée par la COVID-19. Toutes les mesures de précaution sont prises avant, pendant et après l’intervention. «La désinfection de tous les équipements peut prendre 45 minutes, une heure après l’intervention. Ce sont des appels qui sont plus longs», confirme M. Dostie.

L’accalmie des derniers jours permet aux entreprises ambulancières de bien se préparer à une éventuelle recrudescence du nombre d’appels pour intervenir auprès de personnes potentiellement contaminées. Les paramédics s’attendent à porter assistance à des personnes souffrant de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires, entre autres.

«On se prépare au pire», indique M. Scalabrini, précisant que toutes les organisations se mobilisent pour trouver les meilleures solutions et pratiques en pareilles circonstances.

«On est toujours en train de se préparer, poursuit M. Dostie. On a fait un grand pas cette semaine. Il reste encore quelques petites choses, mais on est prêts.»