Depuis le 29 mars, Hydro-Québec a modifié ses procédures d’embarquement pour ses travailleurs.
Depuis le 29 mars, Hydro-Québec a modifié ses procédures d’embarquement pour ses travailleurs.

Moins de travailleurs d'Hydro-Québec par vol à Bagotville

Hydro-Québec multiplie les vols avec de faibles taux d’occupation à bord de ses appareils Bombardier Q-400 à partir de l’aérogare de Bagotville, afin de protéger de la COVID-19 ses travailleurs responsables de l’entretien des centrales hydroélectriques de la Baie-James, des infrastructures jugées essentielles.

Depuis le 29 mars, ce qui n’aurait été que des vols de routine sans grand intérêt a pris une nouvelle tournure, alors que la société d’État a modifié ses procédures d’embarquement pour ses travailleurs, la plupart étant des mécaniciens, électriciens, inspecteurs de barrages, magasiniers, etc., a expliqué Stéphanie Gosselin, conseillère en relations publiques avec le milieu.

Tout près, son collègue Jacques Harmégnies, chef de projet Hydro-Québec Production, est installé derrière une table, masque au visage, afin d’accueillir ses collègues voyageurs. Sa tâche est de prendre leur température corporelle et de les soumettre à un petit questionnaire sur la présence ou non de symptômes. En cas de symptômes, ils sont retournés à la maison, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à maintenant.

Avant chaque embarquement, Jacques Harmégnies, prend la température de ses collègues d’Hydro-Québec appelés à s’envoler vers la Baie-James.

Mme Gosselin explique que plusieurs mesures ont été instaurées afin de protéger la santé de la soixantaine d’employés oeuvrant à l’entretien des centrales LG-3, LG-4, Laforge 1 et 2 et Brisay.

Parmi elles, l’intérieur du Q-400 a été aménagé en damiers, avec l’enlèvement de plusieurs sièges afin de respecter la distanciation sociale de deux mètres. « Étant donné que nous avons diminué la capacité de l’avion, nous avons dû ajouter des vols. Normalement, nous avons deux vols le jeudi. Aujourd’hui, on en aura quatre », a expliqué Mme Gosselin.

À la Baie-James, la capacité d’accueil des cafétérias des résidences a été réduite afin de les limiter à 15 travailleurs tout en modifiant les horaires des repas dans le but de limiter les regroupements. Aucun chantier de construction n’est actif sur le territoire actuellement.

Mme Gosselin explique que les employés à la Baie-James peuvent bénéficier de soins par du personnel infirmier en cas de pépins, tandis que plusieurs sont formés pour dispenser les premiers soins.

Lors de conversations à la volée auprès de voyageurs en attente, il a été permis de constater que tous n’ont aucune difficulté à se plier aux directives de leur employeur.

Après que son avion se soit posé, un travailleur nous a mentionné qu’il se sentait davantage en sécurité à la Baie-James qu’au Saguenay pour se protéger de la COVID-19.

Stéphanie Gosselin, conseillère en relations publiques avec le milieu