Les entreprises forestières s’adpatent à la pandémie de COVID-19, pour éviter la propagation du virus.
Les entreprises forestières s’adpatent à la pandémie de COVID-19, pour éviter la propagation du virus.

Lutter contre la COVID-19 en forêt

Les entreprises forestières mettent des mesures en place pour éviter la propagation de la COVID-19 en forêt et plus particulièrement dans les camps forestiers.

Le Groupe Val, un entrepreneur forestier basé à Saint-Prime, gère une équipe de 160 travailleurs qui récoltent du bois à différents endroits dans la région. Lorsque les travailleurs sont isolés dans leur machine, en forêt, il n’existe pratiquement aucun risque de contamination. Mais c’est plutôt dans les camps forestiers que pourrait se propager le virus.

C’est pourquoi l’entreprise a pris des mesures pour limiter la propagation, explique Sébastien Dufour, le directeur général. « En ce moment, on a seulement 25 travailleurs dans le camp forestier et on s’assure qu’il n’y ait pas de rassemblement », dit-il. Les travailleurs se rassemblent seulement dans la cuisine, où des mesures d’hygiène ont été prises pour diminuer les risques.

Les employés ont aussi été questionnés pour savoir si des travailleurs pouvaient être plus à risque. « Hier, on a demandé à un travailleur de rentrer chez lui parce qu’il avait eu un contact indirect avec quelqu’un qui revenait de voyage et qui avait des symptômes. »

Même son de cloche à la Coopérative forestière Petit-Paris, qui a mis des mesures en place dès lundi pour éviter la propagation auprès de la centaine de travailleurs forestiers qui récoltent le bois pour la scierie de Saint-Ludger-de-Milot. « On s’assure de limiter le nombre de personnes dans les espaces fermés, en encourageant à garder une distance de un à deux mètres », explique le directeur général Alain Paradis, tout en soulignant l’importance des mesures d’hygiène comme les lavages fréquents des mains.

Pour l’instant, aucun cas suspect n’a été détecté, mais la coopérative est prête à instaurer des isolements préventifs aux membres de son personnel dès que des symptômes inquiétants surgiront, assure ce dernier.

Aucun cas suspect n’a été décelé non plus chez Produits forestiers Résolu, mentionne Karl Blackburn. Les travailleurs qui opèrent près de la maison sont encouragés à retourner à la maison en soirée. Pour ce qui est des travailleurs en camp forestier, plusieurs mesures ont été implantées pour limiter la propagation de la COVID-19. Par exemple, le nombre de travailleurs est limité à 50 dans la cuisine et les instruments de service, comme le sucrier et la salière, ont été remplacés par des sachets individuels. De plus, des stations de désinfection supplémentaires ont été installées et l’accès aux visiteurs est restreint. L’entreprise mise aussi sur un réseau de communication efficace pour déceler les symptômes et pour diffuser l’information auprès des travailleurs.

Il reste environ deux semaines de travail en forêt avant la pause printanière causée par le dégel, ce qui forcera la majorité des travailleurs à retourner à la maison pour quelques semaines vers la fin du mois. Cette pause devrait aider à limiter la propagation, selon les représentants d’entreprises interviewés.