Les syndicats de PFR approuvent le maintien des opérations à l'usine de Kénogami

Les syndicats CSN et Unifor de l’Usine Kénogami de Produits forestiers Résolu (PFR) s’inscrivent en faux contre la position de certains travailleurs qui s’interrogent sur la nécessité de garder l’usine en opération pendant la pandémie de COVID-19.

Selon Sylvain Simard, président du Syndicat de la production (CSN), certains membres ont sursauté et se sont montrés inquiets, mercredi matin, en lisant Le Quotidien à la suite de la position exprimée par des travailleurs sous le sceau de l’anonymat. « On ne cautionne pas du tout la position exprimée par les personnes qui ont effectué cette sortie étant donné que la compagnie prend toutes les mesures nécessaires suggérées par la Santé publique et que les travailleurs les appliquent », a-t-il laissé savoir.

M. Simard a mentionné qu’il s’agit d’une position commune élaborée avec le syndicat CSN et son président Gilles Vaillancourt qui a été consulté tout comme le directeur de l’usine.

Selon M. Simard, l’Usine Kénogami, avec sa production de papier SCA et SCB, est considérée comme une installation jugée essentielle par le gouvernement du Québec. Ceci a été déterminé dans une période ou les carnets de commandes des mois de mars et d’avril sont pleins afin de produire une matière qui sert à diffuser de l’information auprès du grand public, dont le Publi-Sac, sans compter que les salariés sont très bien rémunérés.

Outre ces considérations, le président du syndicat Unifor ajoute que l’employeur déploie tous les efforts possibles pour la protection des travailleurs en faisant respecter les mesures de distanciation, entre autres à la cafétéria, avec des sièges qui doivent être laissés vides et des horaires de repas décalés. L’installation de distributeurs de désinfectants pour les mains, la désinfection de certains postes de travail ainsi que le port de visières protectrices à certains endroits constituent d’autres initiatives. L’usine fonctionne à personnel réduit, selon lui, tandis que les entrepreneurs ont quitté l’usine, sauf ceux essentiels au maintien des opérations. 

« Si la compagnie n’avait rien fait pour protéger les travailleurs, on serait d’accord pour demander la fermeture, mais la compagnie fait respecter les consignes », conclut-il.