Le président américain Donald Trump entouré de la Dre Deborah Birx, coordinatrice de l’équipe américaine de lutte contre le coronavirus, et du Dr Anthony Fauci, l’un de ses principaux conseillers sur la pandémie.
Le président américain Donald Trump entouré de la Dre Deborah Birx, coordinatrice de l’équipe américaine de lutte contre le coronavirus, et du Dr Anthony Fauci, l’un de ses principaux conseillers sur la pandémie.

Les deux prochaines semaines seront «très très douloureuses», avertit Trump

WASHINGTON — Donald Trump a prévenu mardi les Américains que les deux prochaines semaines seraient «très très douloureuses» alors que le bilan du nouveau coronavirus ne cesse de s’alourdir aux États-Unis.

«Nous allons traverser deux semaines très difficiles», a ajouté le président américain lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. «Ce seront deux semaines très très douloureuses.»

«Je veux que chaque Américain soit prêt pour les jours difficiles qui nous attendent», a-t-il encore dit, le ton grave, tout en prédisant qu’au terme de cette période il serait possible de «commencer à voir une vraie lumière au bout du du tunnel».

Selon le décompte de l’université Johns Hopkins qui fait référence, 188 172 cas de contamination par la COVID-19 ont été enregistrés aux États-Unis et 3873 décès. Le nombre de décès continue de s’accélérer, notamment à New York, épicentre américain de la pandémie.

La Maison-Blanche estime que la maladie fera entre 100 000 et 240 000 morts si les restrictions actuelles sont respectées, contre 1,5 à 2,2 millions sans aucune mesure. Elle avait évoqué dimanche une fourchette de 100 000 à 200 000.

Sur la base de ces projections, les experts de la cellule de crise américaine ont plaidé pour la poursuite des mesures de confinement partiel ou total pour 30 jours, comme annoncé dimanche par Donald Trump, assurant qu’elles avaient un effet positif.

«Il n’y a pas de vaccin ou de thérapie magique, c’est juste une question de comportements», a martelé la Dre Deborah Birx, coordinatrice de l’équipe américaine de lutte contre le coronavirus.

«On voit ce qui se passe à New York, c’est très très dur», et «il faut se préparer à voir les chiffres monter dans les prochains jours ou la prochaine semaine», a aussi prévenu le Dr Anthony Fauci, l’un des principaux conseillers de Donald Trump sur la pandémie. «Il ne faut pas être découragés par cela, car les mesures pour atténuer» la propagation «marchent, et vont marcher», a-t-il insisté, s’appuyant notamment sur l’exemple italien.


« Il n’y a pas de vaccin ou de thérapie magique, c’est juste une question de comportements »
La docteure Deborah Birx, coordinatrice de l’équipe américaine de lutte contre le coronavirus.

Les voyages en provenance du Brésil interdits?

Par ailleurs, Donald Trump a dit mardi envisager d’interdire les voyages en provenance du Brésil afin de contenir la propagation du coronavirus, en dépit de sa proximité avec son homologue Jair Bolsonaro.

Donald Trump a déclaré qu’il réfléchissait «à une interdiction» des voyages en provenance du plus grand pays d’Amérique latine.

Jair Bolsonaro est l’un des rares dirigeants mondiaux à minimiser la gravité de la pandémie de coronavirus, une maladie qu’il a comparée à une «petite grippe».

Le président brésilien d’extrême droite est hostile aux mesures de confinement prises ailleurs dans le monde, bien que l’épidémie ait fait plus de 150 morts dans son pays.

Jair Bolsonaro reste sur cette position malgré le virage à 180 degrés entamé par d’autres leaders mondiaux auparavant «corona-sceptiques», comme le premier ministre britannique Boris Johnson ou Donald Trump lui-même.