Dominic Gagnon et Carl Tremblay questionnent les citoyens sur leurs raisons de quitter la région. 
Dominic Gagnon et Carl Tremblay questionnent les citoyens sur leurs raisons de quitter la région. 

Les citoyens respectueux des barrages policiers

Chaque jour, quelques centaines de véhicules se font intercepter par le Service de police de Saguenay (SPS) au barrage qui a été érigé le 28 mars dernier à Laterrière afin de contrôler les déplacements non essentiels entre régions. Les policiers avertissent les citoyens qu’un confinement obligatoire de 14 jours leur sera imposé à tous ceux qui quittent la région pour un motif non essentiel, lors de leur retour.

Carl Tremblay et Dominic Gagnon, agents de prévention et de communications pour le SPS, expliquent que plusieurs policiers ont dû être réaffectés à de nouvelles tâches afin d’assurer l’ensemble des services à la population tout au long de la pandémie. Ceux qui s’occupent du barrage de Laterrière doivent notamment questionner les citoyens quant aux raisons de leur déplacement et les inciter à faire demi-tour si celui-ci n’est pas jugé essentiel.

Comme c’est la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui est fermée aux déplacements non essentiels, ceux qui souhaitent en sortir le peuvent, mais des vérifications pourraient être faites auprès d’eux lors de leur retour et des avis d’infraction pourraient être émis s’il y a un non-respect du confinement obligatoire de 14 jours. 

Les citoyens qui n'ont pas de raisons essentielles pour se déplacer devront respecter un confinement obligatoire de 14 jours à leur retour. 

Ce sont les individus qui ne résident pas dans la région et qui souhaitent y entrer qui s’exposent à un contrôle plus strict de la part des policiers de la Sûreté du Québec qui se trouvent aux différents barrages autour de la région. Le SPS effectue toutefois un travail préventif à Laterrière afin d’aviser les gens des mesures qu’ils devront respecter à leur retour.

« Nous prenons en note les immatriculations de tous les véhicules qui empruntent la route 175 en direction de Québec. Nous les signalons ensuite au ministère de la Santé afin qu’il puisse effectuer un suivi de ces déplacements, explique Carl Tremblay. Lorsque les individus qui ont quitté la région pour des raisons non valables reviennent, ils doivent obligatoirement respecter le confinement de 14 jours. »

Les citoyens qui souhaitent quitter la région seraient collaborent bien avec les policiers, selon Dominic Gagnon. « Les gens sont conscients de l’importance du respect des mesures. Leurs raisons de se déplacer ne sont pas toujours considérées comme étant essentielles, mais ils comprennent qu’ils devront rester confinés à leur retour. Plusieurs font aussi demi-tour lorsqu’on leur explique les consignes. »

Les citoyens qui ne respectent pas le confinement obligatoire lors de leur retour dans la région risquent de recevoir un avis d'infraction.

Déplacements essentiels

Selon les deux policiers, plusieurs personnes ne différencient pas les déplacements essentiels de ceux qui ne le sont pas, ce qui rend la compréhension des mesures de confinement difficile. 

« Une mère qui doit aller porter son enfant à Québec pour qu’il retrouve son père ou un travailleur essentiel qui doit se rendre à Montréal pour le travail peut quitter la région sans devoir vivre un confinement obligatoire de 14 jours. Cependant, si un individu nous explique qu’il doit se rendre à Québec pour acheter de la nourriture exotique, il devra respecter le confinement obligatoire à son retour puisque ce n’est pas un motif essentiel », explique M. Tremblay.

Même si les policiers du Service de police de Saguenay ne peuvent pas interdire aux citoyens de quitter la région, ceux de la Sûreté du Québec, qui contrôlent les entrées dans les régions fermées, le peuvent s’ils considèrent que les déplacements ne sont pas essentiels.