Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang    
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang    

Les Canadiens détenus en Chine «en bonne santé», assure Pékin

PÉKIN - La Chine a assuré mercredi que les deux Canadiens détenus dans le pays asiatique depuis plus de 500 jours sur fond de crise diplomatique bilatérale étaient «en bonne santé».

Cette déclaration intervient dans un contexte de suspension des visites consulaires dans les prisons chinoises en raison des risques liés au COVID-19.

Michael Kovrig, un ex-diplomate, ainsi que le consultant et homme d’affaires Michael Spavor, spécialiste de la Corée du Nord, avaient été interpellés le 10 décembre 2018 par la Chine. Ils sont depuis incarcérés.

Leur arrestation est largement perçue en Occident comme une mesure de représailles après l’arrestation au Canada quelques jours plus tôt d’une dirigeante du géant des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis.

Les autorités américaines l’accusent de fraude et d’avoir contourné les sanctions de Washington contre l’Iran. Elles demandent son extradition vers les États-Unis.

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Michael Kovrig et Michael Spavor

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Le premier ministre canadien Justin Trudeau a indiqué jeudi dernier, au 500e jour de la détention des deux Canadiens, que les visites consulaires avaient été suspendues en raison du confinement dans les prisons chinoises.

Interrogé sur leur état, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a assuré mercredi qu’ils étaient «en bonne santé».

«Nous continuerons à protéger leurs droits et intérêts légaux», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse régulière.

Michael Kovrig et Michael Spavor avaient droit à des visites consulaires mensuelles. Mais «afin d’assurer la sécurité des détenus, les autorités chinoises les ont temporairement suspendues», a confirmé M. Geng.

Selon lui, elles reprendront lorsque la situation épidémique s’améliorera.

Le nouveau coronavirus, détecté pour la première fois dans la ville-épicentre de Wuhan (centre de la Chine), a déjà tué plus de 215.000 personnes dans le monde.

Les deux Canadiens «sont dans un établissement (...) d’une région qui n’est pas particulièrement touchée par le COVID-19», avait déclaré la semaine dernière Justin Trudeau.

Michael Kovrig est soupçonné d’avoir recueilli des secrets d’État et des renseignements à destination de l’étranger. Michael Spavor est lui suspecté d’avoir volé et transmis illégalement des secrets d’État à destination de l’étranger.