Le maire de Granby, Pascal Bonin, plaide pour la réouverture du moteur économique qu’est le Zoo de Granby. Mais il est conscient que la situation est complexe.
Le maire de Granby, Pascal Bonin, plaide pour la réouverture du moteur économique qu’est le Zoo de Granby. Mais il est conscient que la situation est complexe.

Le Zoo de Granby doit ouvrir, croit le maire Bonin

Alors que certains suggèrent aux villes d’ouvrir les espaces publics aux commerçants et aux restaurateurs pour les aider à atténuer les effets de la pandémie, le maire de Granby, Pascal Bonin, croit qu’il importe d’abord de relancer l’industrie touristique. À commencer par le Zoo de Granby.

«On souhaite que le Zoo parte le plus rapidement possible. C’est un des plus gros moteurs économiques pour les restaurateurs. Plus on attend, plus ça fait mal. (...) On est plus concentré là-dessus, à faire des pressions», relève Pascal Bonin.

Ce dernier affirme que le sujet a notamment été abordé avec le député de Granby et ministre des Transports, François Bonnardel.

En temps normal, souligne le maire, la région de Granby accueille bon an mal an près de deux millions de visiteurs par année. «La machine touristique est inquiète. Et avec raison», dit-il en soulignant que la situation est également difficile pour les hôteliers et les gestionnaires de campings.

Avec 1500 animaux à nourrir et à soigner, le Zoo de Granby a d’ailleurs lancé une campagne de sociofinancement il y a deux semaines pour compenser les pertes de revenus engendrées depuis la mi-mars par la pandémie. L’OBNL souhaite amasser 80 000 $ pour «soutenir les besoins primaires» de sa très grande famille. Jeudi, avec les dons reçus sur le site web du Zoo, plus de 55 000 $ avaient été récoltés.

Le directeur général du Zoo, Paul Gosselin, travaille, en attendant d’avoir le feu vert du gouvernement québécois, sur différents scénarios de réouverture avec différentes contraintes sanitaires, a-t-il récemment fait valoir.

Complexe

Le maire Bonin dit néanmoins être conscient que la situation est complexe, et l’équilibre fragile. «C’est inquiétant de voir la situation de Montréal, avec la pandémie, alors qu’on a ça sous contrôle ici. On a été hyper disciplinés. Je n’ai que des félicitations à faire à la population», dit-il.

L’éventuelle réouverture des attractions touristiques de la région est ainsi, dans les circonstances, un «couteau à double tranchant», reconnaît-il.

«Si le Zoo et autres ne rouvrent pas, ça va faire mal à un paquet d’entreprises et, s’ils ouvrent, ça peut mettre en partie la population plus à risque. Il n’y a pas un bon choix. Mais il va falloir reprendre la vie normale à un moment donné. On n’aura pas le choix. Il y a peut-être certaines peurs à vaincre», croit Pascal Bonin.

Animer la ville

À court terme, animer la ville et la rendre la plus attrayante possible trônent toutefois en tête de liste des priorités de l’administration municipale, de Vie culturelle et communautaire et de Commerce Tourisme Granby région, dit le maire.

Contrairement à d’autres villes, Pascal Bonin souligne par ailleurs que Granby est bien pourvue en parcs, espaces verts et réseaux cyclables. Pour l’heure, il n’est donc pas envisagé, comme à Montréal, par exemple, de fermer des rues à la circulation pour faire plus de places aux piétons et aux cyclistes, ou encore de permettre aux restaurants d’aménager des terrasses qui respecteraient les règles de distanciation sociale.

«La Santé publique n’a même pas donné le ok actuellement pour le mobilier urbain. On n’a même pas le droit d’aller s’asseoir sur un banc de parc. Je pense qu’il est tôt dans le déconfinement pour parler de ce genre de choses. Au cours des dernières semaines, on s’est plus concentré sur le retour éventuel des activités. On a travaillé dans nos parcs. Le tennis va être prêt. Le golf Miner aussi. On travaille avec les règles de la Santé publique», dit le maire Bonin.