Le premier ministre du Québec, François Legault, s’est dit préoccupé par la situation de la pandémie au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui est devenue la région avec le plus haut taux de progression de la COVID-19 au Québec.
Le premier ministre du Québec, François Legault, s’est dit préoccupé par la situation de la pandémie au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui est devenue la région avec le plus haut taux de progression de la COVID-19 au Québec.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean préoccupe François Legault [VIDÉO]

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait maintenant partie d’un groupe de trois régions du Québec qui contribuent à maintenir le nombre de cas COVID-19 positifs au-dessus du plateau des 1000 infections, alors que la situation se résorbe sur l’île de Montréal et dans la région de la capitale.

Le premier ministre François Legault s’est dit préoccupé par la situation qui prévaut dans la région dans le cadre de son point de presse quotidien. C’est la première fois que le chef du gouvernement fait allusion à la situation régionale de la pandémie dans le cadre de cet exercice.

« Bravo aux gens de Québec, qui se sont pris en main pour réduire les contacts. À Montréal, la situation est stable. À Saguenay, en particulier à Jonquière, et au Lac, dans le coin d’Alma, la contagion est en forte augmentation. Il y a des éclosions dans les hôpitaux. Je vous lance un appel pressant. Réduisez vos contacts. Restez chez vous, sauf pour travailler ou aller à l’école. Restez à deux mètres des autres et portez un masque. Même chose dans le nord de Lanaudière, en particulier à Joliette. La contagion y est très élevée », a insisté le premier ministre François Legault dans le communiqué de presse sur la situation de la pandémie au Québec.

Le bilan quotidien de la journée de lundi avait évidemment soulevé beaucoup d’intérêt alors que la Santé publique faisait état de 105 cas positifs dans les dernières 24 heures pour établir un nouveau sommet. Ce nombre est revenu à une situation plus normale dans le contexte actuel avec 48 cas pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le docteur Donald Aubin, directeur de la Santé publique, indiquait lundi qu’il n’était pas en mesure de se prononcer sur l’évolution de la situation dans les prochains jours. Mais la diminution de plus de 50 % dans le bilan quotidien en l’espace de 24 heures ne peut être attribuée aux nouvelles mesures de la zone rouge puisque les cas positifs sont associés à l’activité virale qui remonte entre sept et 10 jours.

Les chiffres publiés mardi par la Santé publique confirment un ralentissement de la transmission du virus dans le secteur hospitalier, avec 16 des 42 cas. La transmission s’intensifie d’autre part dans la communauté avec des cas dans les écoles de la région et les milieux de travail. Ces chiffres confirment les préoccupations des analystes de la Santé publique qui ont recommandé la zone rouge pour la région afin de ralentir la progression du virus dans la communauté.

En ce qui concerne les résidences privées pour aînés, la principale éclosion se poursuit à la Villa des Sables de Jonquière. Dans ce centre, 40 des 150 résidents ont obtenu des résultats positifs, ainsi que sept employés.

Le CIUSSS a annoncé la semaine dernière la création d’une zone chaude pour l’hôpital d’Alma. Cette zone serait réservée pour les citoyens de ce réseau local de santé qui nécessitent des soins pour traiter les symptômes de la COVID-19. L’hôpital de Chicoutimi conserve son rôle de centre désigné et continuera d’accueillir les patients d’Alma dont l’état nécessitera l’hospitalisation aux soins intensifs. Le CIUSSS a l’intention de maintenir les soins intensifs d’Alma en zone froide.

Depuis cette annonce, le CIUSSS aurait de la difficulté à concrétiser ce projet en raison de la problématique de la main-d’œuvre à l’hôpital d’Alma. Depuis le début de la pandémie, cet établissement a jusqu’à maintenant vu 65 employés contaminés par le virus, sans compter les professionnels en soins retirés par mesure de précaution en raison des contacts avec les cas positifs.

« Nous maintenons notre objectif de déployer la zone chaude au [centre hospitalier] d’Alma; nous visons une ouverture d’ici la fin de cette semaine. Les défis de ressources humaines sont présents comme partout, mais nous évaluons les différentes alternatives et demeurons confiants », a répondu le service des communications du CIUSSS.