L’observatoire au parc national du Mont-Mégantic

La Sépaq ferme aussi l’accès à ses espaces

Mauvaise nouvelle pour les adeptes du plein air : la Sépaq annonce la fermeture de ses territoires.

La Sépaq emploie plus de 1200 personnes, incluant les employés du siège social. Ce nombre grimpe à environ 3000 en période estivale.

Responsable des relations avec les médias, Simon Boivin explique que l’organisation a revu sa décision en raison d’un plus grand achalandage dans ses parcs et de ses espaces. Elle souhaite ainsi éviter les rassemblements publics. 

« On a constaté un achalandage plus grand », note M. Boivin en ajoutant que l’organisation veut respecter les consignes de santé publique. 

C’est donc dire que sur le territoire de La Tribune, les parcs nationaux du Mont-Mégantic et du Mont-Orford ne sont plus accessibles et, en périphérie, les parcs Frontenac et de la Yamaska ferment aussi.

La nouvelle touche l’ensemble du Québec : du parc national du Bic dans le Bas-Saint-Laurent, en passant par les Grands-Jardins dans Charlevoix jusqu’au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le premier ministre François Legault a demandé aux gens de ne plus voyager d’une région à une autre, jeudi lors du point de presse quotidien, rappelle Simon Boivin. 

« On demande aux gens de ne plus fréquenter les territoires de la Sépaq. On cherche à se conformer aux demandes des autorités. »

« À la lumière de l’évolution de la situation, on doit réduire le nombre maximum d’employés. On ne conserve que les emplois prioritaires et indispensables. » 

Par exemple, les gardes-parc patrouilleurs demeureront en fonction pour s’assurer que les randonneurs et les autres adeptes de plein air respectent les consignes. 

La Sépaq ne pénalise pas les employés qui doivent être retirés de leur milieu de travail en raison de la fermeture de l’accès aux territoires, précise M. Boivin. 

« Comme c’est le cas depuis plusieurs jours un peu partout dans le réseau, le télétravail est favorisé pour les employés dont la tâche le permet. Actuellement, tous les employés sont rémunérés en fonction des heures qu’ils auraient normalement accompli en cette période de l’année », précise-t-il.

La non-fréquentation des territoires publics contribuera aussi à limiter les déplacements entre les différentes régions. « Chaque geste pour réduire les contacts physiques entre personnes permet de limiter la contagion », note la Sépaq.

Prenez l’air… mais dans votre région

À noter que la chronique Sortie prendre l’air publiée dans notre magazine week-end a été écrite et mise sous presse jeudi, avant que le premier ministre Legault n’invite les gens à ne plus voyager de région en région et avant que la Sépaq n’annonce vendredi la fermeture de tous ses territoires. Le magazine du week-end faisait l’objet d’une préimpression. On vous invite à prendre soin de vous... et à respecter les consignes de santé publique!