La première Maison Gilles-Carle, fraîchement rénovée, devient un centre de transition pour les résidents de résidences pour personnes âgées en attente de résultat d’un test pour la COVID-19.
La première Maison Gilles-Carle, fraîchement rénovée, devient un centre de transition pour les résidents de résidences pour personnes âgées en attente de résultat d’un test pour la COVID-19.

La Maison Gilles-Carle mise à la disposition du CIUSSS

La ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, a trouvé une solution pour protéger les usagers des résidences pour personnes âgées qui ne sont pas frappés par la COVID-19. Dès mercredi matin, la Maison Gilles-Carle, anciennement la Maison Notre-Dame, est disponible pour les résidents en attente d’un test de la maladie à coronavirus. Cette mesure empêchera donc de les retourner dans leur milieu de vie en pleine incertitude.

La députée de Chicoutimi, qui est également ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, a confirmé la nouvelle au Quotidien, mardi soir, quelques heures seulement après avoir obtenu l’accord du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ironie du sort, le gouvernement devait annoncer l’ouverture officielle et la fin des travaux à la Maison Gilles-Carle, mardi. Annoncé en avril 2019, l’établissement doit, en temps normal, servir de centre de répit pour les proches aidants et les enfants.

« Lorsqu’un résident va être en attente d’un résultat de test à la COVID-19, au lieu de le retourner à sa résidence, il va aller à la Maison Gilles-Carle, a expliqué Andrée Laforest en entrevue téléphonique. On va protéger les milieux, donc c’est vraiment intéressant. On ne voulait pas laisser la Maison Gilles-Carle vide. Il faut qu’elle serve à quelque chose et dans la situation actuelle, tout le monde s’aide. »

Le CIUSSS va fournir du personnel soignant pour s’occuper des résidents accueillis à la Maison Gilles-Carle. Douze lits sont disponibles et le centre va servir pour tous les usagers qui vivent dans un établissement où aucun cas de coronavirus n’a été déclaré. L’option d’envoyer chaque cas à l’hôtel a été étudiée, mais elle était mal adaptée aux besoins.

« On m’a demandé de trouver un moyen de protéger les résidences pour personnes âgées qui ne sont pas touchées par la COVID-19. Afin de protéger ces gens-là, j’ai aussitôt pensé à la Maison Gilles-Carle, a repris Andrée Laforest. J’ai offert cette option au CIUSSS et Julie Labbé (présidente-directrice générale) et le Dr Donald Aubin (Santé publique) ont accepté. »

Soulagement au Manoir Champlain

Propriétaire du Manoir Champlain, plus grande résidence pour aînés du Saguenay-Lac-Saint-Jean avec 432 chambres et 126 employés, Nathalie Boivin était « excessivement satisfaite » de la décision de la ministre Laforest. Elle a communiqué avec son cabinet lundi et environ 24 heures plus tard, une solution était trouvée.

« Je suis tellement contente, je suis presque encore sous le choc, a-t-elle soufflé à l’autre bout du fil. Je voulais protéger mes résidents et mes employés parce qu’avec une résidence de notre envergure, si la COVID-19 fait son entrée, ça peut faire boule de neige. Après avoir fait différents appels, j’ai finalement décidé de contacter Mme Laforest. Heureusement, elle a répondu à ma demande. »

Nathalie Boivin n’en revenait pas de la réaction rapide de sa députée. Pour elle, c’est un stress de moins sur les épaules de tout le monde.

« C’est vraiment extraordinaire, a renchéri Mme Boivin. Ça fait des semaines que je travaille là-dessus et grâce à Andrée Laforest, mon projet s’est réalisé. Mon cri du coeur a été entendu. Je ne peux pas être plus heureuse. »

Le Manoir Champlain a jusqu’à maintenant bien géré la situation de la pandémie. Avant même l’annonce des mesures du gouvernement du Québec, la direction avait mis en place des règles d’hygiène strictes. Le dicton vaut mieux prévenir que guérir a pris tout son sens.

« J’ai mis en place des mesures très rapidement, a évoqué Nathalie Boivin, citant en exemple le lavage de mains, la prise de température chez les employés et l’interdiction des visites. Ça nous a sûrement aidés jusqu’à présent. Autant les résidents que les employés coopèrent bien et on a fait beaucoup d’enseignement. Sincèrement, ils sont extraordinaires. Le lavage est même supervisé, c’est donc dire qu’on ne laisse rien passer. »