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La FIQ souhaite le retrait des infirmières enceintes

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) espère qu’il sera possible de retirer une centaine d’infirmières et d’infirmières auxiliaires enceintes du travail d’ici les prochaines heures dans les établissements du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour éviter la répétition de l’événement survenu au CHSLD de la Colline de Chicoutimi-Nord alors qu’une infirmière enceinte a été contaminée au coronavirus sur les lieux de travail.

La présidente de la FIQ régionale, Julie Bouchard, fulminait contre l’employeur quelques heures après la confirmation d’un premier cas d’infirmière contaminée sur les lieux de travail. Elle était visiblement préoccupée par cette situation, alors que la question du retrait des femmes enceintes fait l’objet de discussions depuis quelques semaines.

«Nous avons appris la nouvelle à l’employeur jeudi. Ça fait trois semaines que nous posons des questions concernant les femmes enceintes. Nous avons obtenu une entente mardi dernier avec le gouvernement et malgré cette entente, les CIUSSS rappelaient toujours les règles de la Santé publique du Québec. Aujourd’hui, malgré nos questions, ils ont exactement le scénario que nous avons redouté», insiste la leader syndicale, visiblement en colère contre la direction du CIUSSS.

Malgré l’entente intervenue avec le gouvernement du Québec en début de semaine, les directions des hôpitaux maintenaient le critère de la Santé publique. Les femmes enceintes pouvaient travailler dans les établissements, à l’exception de soins intensifs et des urgences. Elles avaient donc l’obligation de travailler en CHSLD.

Les femmes enceintes devaient donc demeurer en établissement tant et aussi longtemps que la Santé publique de la région n’avait pas confirmé une circulation communautaire du coronavirus.

L’exercice en cours n’est pas simple pour les gestionnaires du réseau régional de la santé. Avant la pandémie, le CIUSSS était en situation précaire pour tout le personnel infirmier. Le CIUSSS devra trouver pas moins de 100 personnes possédant la formation nécessaire pour remplacer les femmes enceintes.

La FIQ du Saguenay-Lac-Saint-Jean tenait une importante rencontre par vidéo-conférence en soirée afin de faire le point sur la situation. Il y a plusieurs éléments dans la gestion actuelle de la pandémie qui soulèvent des inquiétudes au sein de ses membres.

D’autre part, le syndicat a obtenu l’assurance qu’il n’y aurait plus d’admission directe dans les CHSLD. Les personnes dans les hôpitaux en attente de placement devront subir des tests. Elles seront transférées dans trois sites en attente. Il s’agit de l’ex-foyer Delage de Chicoutimi, d’un département de Métabetchouan et du site Saint-Antoine de Roberval.