Le leader nord-coréen Kim Jong-Un s’exprimait lors d’une réunion du Parti des travailleurs consacrée jeudi à l’impact du virus, alors que le pays a fermé ses frontières et placé des milliers de personnes en isolement depuis six mois.
Le leader nord-coréen Kim Jong-Un s’exprimait lors d’une réunion du Parti des travailleurs consacrée jeudi à l’impact du virus, alors que le pays a fermé ses frontières et placé des milliers de personnes en isolement depuis six mois.

La Corée du Nord se félicite de son «brillant succès» face à la COVID-19

SÉOUL — Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un s’est félicité du «brillant succès» obtenu selon lui par son pays dans sa lutte contre la COVID-19, a rapporté vendredi l’agence officielle KCNA.

Le leader nord-coréen s’exprimait lors d’une réunion du Parti des travailleurs consacrée jeudi à l’impact du virus, alors que le pays a fermé ses frontières et placé des milliers de personnes en isolement depuis six mois.

«Nous avons minutieusement empêché la percée de ce virus malin» et maintenu «une situation anti-épidémique stable malgré la crise sanitaire mondiale», a-t-il déclaré selon l’agence.

Il s’agit d’un «brillant succès obtenu grâce à la direction prévoyante du comité central du parti et au vif esprit de volontariat dont font preuve tous ceux qui suivent comme un seul homme les ordres du comité central du parti», a-t-il affirmé.

La nation se doit néanmoins de «rester en alerte maximum», en particulier au vu des nouveaux foyers apparus dans «les pays voisins», a-t-il prévenu.

«Il a répété à plusieurs reprises qu’une levée hâtive des mesures anti-épidémiques se traduirait par une crise inimaginable et irréparable», note KCNA.

Pyongyang n’a fait état d’aucun cas de la maladie COVID-19, une version dont doutent les experts alors même que le virus apparu en Chine voisine s’est propagé à tous les continents.

La Corée du Nord a cependant pris des mesures drastiques, fermant ses frontières et imposant un confinement à des milliers de personnes. Un expert de l’ONU a mis en garde le mois dernier contre un accroissement de l’insécurité alimentaire en conséquence de la fermeture des frontières.

Plus de 40 % de la population était déjà considérée en insécurité alimentaire avant la crise du coronavirus, avec de nombreux cas de malnutrition.