Industries GRC a dû prendre des précautions administratives en réclamant d’un client des documents attestant du caractère essentiel des équipements réclamés.
Industries GRC a dû prendre des précautions administratives en réclamant d’un client des documents attestant du caractère essentiel des équipements réclamés.

Industries GRC ferme et rouvre pour fabriquer des matériaux nécessaires

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Certains entrepreneurs ont l’impression de jouer au yo-yo avec leur personnel tellement les directives gouvernementales sont émises à la vitesse de l’éclair, et ce, sans préavis. C’est le cas de Patrick Bourgeois, président des Industries GRC, ayant pignon sur la rue de La Salle à Arvida.

Lundi après-midi, à 14h30, M. Bourgeois n’avait pas le choix de mettre à pied les 65 membres de son personnel oeuvrant dans la fabrication de composantes de métaux nécessaires pour différents produits, tels que des bornes de recharge pour les autos électriques. « À 14 h 30, on avait l’impression que le coronavirus était entré dans l’usine et tous les employés voulaient quitter. »

Dans la demi-heure qui a suivi les mises à pied, des fournisseurs de clients majeurs comme Hydro-Québec réclamaient la livraison de leurs commandes en faisant valoir que leur entreprise était considérée comme un service essentiel.

Parmi les clients, M. Bourgeois cite la firme Qualitair, un fournisseur d’enceintes sous pression négative utilisée dans les hôpitaux, qui réclamait la fabrication de certaines pièces pour une petite commande. « Avec une commande de 25 000 $, c’est devenu notre plus gros client de la semaine », affirme avec humour M. Bourgeois.

Malgré tout, Industries GRC a dû prendre des précautions administratives en réclamant de son client des documents attestant du caractère essentiel des équipements réclamés. Une lettre signée par la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie a été obtenue pour confirmer le tout.

« Je ne veux pas me ramasser avec des problèmes parce qu’une vingtaine de voitures de mes employés sont stationnées devant l’usine pour travailler. »

C’est ainsi que mercredi matin, un groupe d’employés reviendra au travail pour poursuivre la production.

Sur un autre plan, M. Bourgeois constate qu’en cette période difficile, les organismes de financement sont très efficaces afin d’alléger le poids financier des entreprises. Ce dernier a été surpris de recevoir un appel en plein samedi d’Investissement Québec l’informant d’allègements pour une période de six mois. Développement économique Canada, la Banque de développement du Canada et Desjardins ont agi de la même façon.