Chez Poules en folie, une compagnie située sur la montée Paiement à Gatineau, la demande a explosé au cours des dernières semaines.
Chez Poules en folie, une compagnie située sur la montée Paiement à Gatineau, la demande a explosé au cours des dernières semaines.

Forte demande pour les poules en Outaouais

Les poules pondeuses sont très populaires au Québec par les temps qui courent, et l’Outaouais ne fait pas exception.

Chez Poules en folie, une compagnie située sur la montée Paiement à Gatineau, la demande a explosé au cours des dernières semaines.

« J’ai des gens qui m’appellent de toutes les régions du Québec, lance le propriétaire Erik Young. Je pense que la COVID-19 a amené un certain mouvement de panique chez les gens qui veulent de plus en plus être autosuffisants parce qu’ils ne veulent pas manquer de nourriture dans les centres d’achat. »

Le tout s’est passé très rapidement, raconte-t-il.

« Du jour au lendemain, on a eu un gros boom de demandes. Je ne saurais pas capable de chiffrer exactement, mais ce sont des centaines de poules qui sont parties. Habituellement, on vend entre 500 et 600 poules en une année complète, et là, c’est ce qu’on a fait en deux semaines. »

« Quand on fait la préparation pour le nombre de poules à avoir, on y va en conséquence avec ce qu’on a vendu les années précédentes, poursuit-il. Sauf que là, il y a sept mois, je ne pouvais pas prévoir qu’il y allait avoir une pandémie et que la demande allait être si forte. »

Erik Young et une de ses poules

La production se poursuit donc chez Poules en folie, alors que les « incubateurs sont pleins ».

« On va vendre des poussins qui vont éclore le mois prochain et j’ai déjà une liste d’attente pleine parce que tout le monde veut des poussins », indique M. Young au bout du fil.

Au Comptoir agricole de la Salette, la situation est la même : la demande pour des poules pondeuses a connu une augmentation remarquable.

« Les gens viennent beaucoup plus cette année, a confirmé le propriétaire Yvon Mineault lorsque joint par Le Droit samedi après-midi. Ici, on achète d’un fournisseur et là j’envoie ma prochaine commande lundi. Elle est extrêmement grosse, on parle facilement de 400 poules. »

Ce chiffre représente une hausse considérable puisque l’an dernier, 150 poules pondeuses avaient été commandées.

« Peut-être que la COVID-19 vient gonfler un peu l’intérêt pour les poules, dit-il, mais je pense aussi que les gens veulent simplement devenir autosuffisants et avoir leurs propres œufs. C’est un espèce de petit retour en arrière. »

M. Mineault s’attend toutefois à ce que l’engouement pour les poules pondeuses diminue d’ici deux ans.

« Je pense que ça va redescendre un peu l’année prochaine ou celle d’après. Je ne sais pas si c’est parce que les gens n’ont rien à faire qu’ils veulent des poules, ou si c’est une mode passante, mais plusieurs vont s’apercevoir que des poules, ça ne fait pas que des œufs, souligne-t-il en riant. Ça fait pas mal de besoins et ça ne sent pas très bon. Après tout c’est un animal de ferme, pas un hamster. »