Prendre sa pause pour aller se chercher un café. En apparence bien simple, cette action probablement répétée des centaines de fois par jour par le personnel des hôpitaux de Hull et Gatineau est devenue pratiquement impossible à réaliser depuis le début de la crise engendrée par la COVID-19.
Prendre sa pause pour aller se chercher un café. En apparence bien simple, cette action probablement répétée des centaines de fois par jour par le personnel des hôpitaux de Hull et Gatineau est devenue pratiquement impossible à réaliser depuis le début de la crise engendrée par la COVID-19.

Du café gratuit pour les travailleurs des hôpitaux de Hull et Gatineau

Prendre sa pause pour aller se chercher un café. En apparence bien simple, cette action probablement répétée des centaines de fois par jour par le personnel des hôpitaux de Hull et Gatineau est devenue pratiquement impossible à réaliser depuis le début de la crise engendrée par la COVID-19.

Les directives des autorités publiques en vigueur depuis le mois de mars ont forcé la fermeture de la cafétéria et du casse-croûte géré par la Fondation Santé Gatineau dans les deux centres hospitaliers de Gatineau. «Les employés des deux hôpitaux n’avaient plus du tout accès à du café ou du thé, lance le directeur général de la Fondation, Jean Pigeon. Ces employés travaillent de longues heures. Ils étaient autorisés à apporter leur propre breuvage, mais la demande en café se faisait ressentir dans tous les secteurs.»

À la demande du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, la Fondation a donc transformé ses casse-croûtes La Fringale des hôpitaux de Hull et Gatineau en comptoir à café. Depuis mardi, ils distribuent gratuitement du café ou du thé aux employés, sept jours sur sept, 12 heures par jour. «Nous avons modifié la devanture pour en faire une genre de bulle hermétique à l’abri des risques. On finance ça avec les dons de la population. Ça peut ne paraître pas grand-chose, mais pour nos anges gardiens c’est du réconfort qui est bienvenu.»

Tablettes dans les CHSLD

La Fondation prépare aussi l’achat d’une cinquantaine de tablettes numériques qui seront éventuellement déployées dans les différents CHSLD de la région afin de permettre aux résidents d’avoir des contacts visuels avec leurs proches. «On a besoin de tablettes dont le 3G est déjà intégré parce qu’il n’y a pas de wifi dans la majorité des CHSLD, note M. Pigeon. On est en discussion avec quelques fournisseurs pour en faire l’achat. Les gens qui auraient des tablettes dont ils ne se servent plus et dont le 3G est intégré peuvent aussi nous en faire don.»

M. Pigeon précise que cette demande provient directement des employés en CHSLD. «Dans les derniers temps, ces derniers prêtaient souvent leur propre appareil aux résidents pour qu’ils puissent faire un Face Time avec leurs proches, mais ça consomme les données des travailleurs, ce n’est pas gratuit, affirme M. Pigeon. C’est du dévouement. Nous avons voulu répondre à cette demande. Les tablettes seront préprogrammées afin que ce soit simple et efficace pour les résidents, ainsi les employés qui les appuieront pour les utiliser.»

Dépanneur mobile

La camionnette qu’utilise la Fondation depuis quelques années sera bientôt modifiée afin d’en faire une sorte de dépanneur ambulant. La Fondation avait quelques petits dépanneurs dans certains CHSLD, mais ils ont tous été fermés en mars dernier. «Ces dépanneurs permettaient aux résidents ou à leurs proches d’acheter parfois une petite douceur comme une barre de chocolat ou un chips, explique M. Pigeon. Là, ce n’était plus possible.»

En collaboration avec l’équipe de prévention des infections du CISSSO, la Fondation mettra bientôt en place ce service ambulant de dépanneur. «Les commandes seront prises dans les CHSLD et les produits seront offerts gratuitement lors du passage de la camionnette, note M. Pigeon. Ce n’est pas grand-chose, mais des fois, une petite douceur comme ça, dans des moments aussi difficiles, peut être une grande source de réconfort.»