Riad et Myriam ont passé les derniers jours de leur voyage à trouver une solution pour revenir chez eux, au Québec.
Riad et Myriam ont passé les derniers jours de leur voyage à trouver une solution pour revenir chez eux, au Québec.

Difficile de rentrer au pays pour une Granbyenne

Lorsqu’elle est partie en voyage en Turquie avec son frère, le 9 mars, jamais Myriam Sid Mohand ne s’était imaginé que la situation dégénérerait autant dans le monde. À quelques jours de son retour au Québec, elle a dû trouver un autre vol.

La Granbyenne et son frère Riad de Montréal ont acheté un premier vol aller-retour Montréal-Paris et un deuxième pour faire Paris-Istanbul, en Turquie. Or, depuis samedi, seuls les Français ont l’autorisation d’atterrir en France. Résultat : leur premier vol de deux pour revenir au Canada a été annulé. Mais pas le deuxième.

Pour ses dernières journées de vacances, l’étudiante a donc tenté à plusieurs reprises de rejoindre ses assurances voyage et Air Transat pour trouver une solution de rechange.

« On a été obligé d’acheter d’autres billets de retour, raconte-t-elle en entrevue. Les assurances ne répondent pas, les lignes sont toutes occupées. Air Transat, le transporteur que je devais prendre en France, ils ne répondent pas non plus. Ça m’a coûté 770 $ juste pour le retour. »

Le vol aller-retour leur avait déjà coûté 690 $. Ils devront faire escale à Londres, une des rares villes où des escales étaient encore disponibles. Myriam et son frère ont bien tenté de trouver un vol direct vers Montréal, mais seuls des billets en classe affaires à plus de 3000 $ étaient disponibles.

Lundi, elle espérait que la situation reste stable et que ces billets seraient toujours valides le lendemain.