Des snowbirds dénoncés et expulsés de deux supermarchés à Saint-Félicien

Le retour à la maison des snowbirds est suivi de près par les citoyens qui respectent déjà, depuis quelques jours, les mesures gouvernementales suggérées et imposées. Des Jeannois de retour au pays ont tenté, mercredi, d’entrer sans succès dans deux supermarchés de Saint-Félicien. Le comportement de ces personnes qui doivent se plier à une quarantaine a été abondamment dénoncé sur les réseaux sociaux.

Après avoir dû faire demi-tour au Metro Boutin, un individu de retour au Canada a tenté de faire ses emplettes dans un autre commerce. La tentative de faire ses achats au IGA Marché Lamontagne et fille s’est également avérée être un échec.

La présence d’un immense motorisé devant le IGA Marché Lamontagne et fille n’est pas passée inaperçue mercredi en fin de journée. La direction a tenu à rectifier les faits en soirée. 

« Nous avons eu la visite d’un snowbird en provenance des États-Unis. L’individu en question a voulu faire ses commissions, mais nous avons pu l’intercepter rapidement grâce à la collaboration de Metro D. Boutin. [...] Malheureusement, trop de gens inconscients ne prennent pas au sérieux les recommandations de notre gouvernement Legault et mettent la vie du personnel des services essentiels en danger, mais aussi, la vie de toute une population », lit-on dans une publication Facebook du commerce.

L’entreprise a profité de la publication pour rappeler les mesures mises en place dans le commerce ainsi que les possibilités de commandes en ligne, par courriel et par téléphone. 

La publication n’est pas tombée dans l’oubli alors que plus de 3500 personnes l’ont partagée en l’espace de quelques heures. 

La chasse aux Snowbirds ne s’est pas arrêtée là. En plus des publications dénonçant leur présence dans les supermarchés de Saint-Félicien, d’autres les dénonçaient dans le secteur de Dolbeau-Mistassini. 

Le gouvernement du Canada ordonne maintenant une quarantaine obligatoire à toute personne qui rentre de voyage, peu importe le pays. Le non-respect de la Loi sur la mise en quarantaine peut entraîner une amende allant jusqu'à 750 000$ et une peine de prison maximale de six mois.