Dans la Capitale-Nationale, les laboratoires d’analyse ont actuellement une capacité de 1900 tests par jour.
Dans la Capitale-Nationale, les laboratoires d’analyse ont actuellement une capacité de 1900 tests par jour.

Dépistage de la COVID-19: des résultats en moins de 48 heures partout, souhaite le ministre Dubé

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Les délais dans la transmission d’un résultat de test de dépistage de la COVID-19 varient d’une région de l’autre, dépassant les 72 heures à certains endroits. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, vise un délai de 24 à 48 heures partout, mais reconnaît que «c’est un défi».

«Il y a des gens qui le reçoivent en 24 heures […] Dans la transmission des résultats, on focussait beaucoup sur les tests positifs, mais on mettait moins d’emphase sur les tests négatifs. Or il est tout aussi important de savoir si c’est négatif parce qu’on veut pouvoir retourner à l’école» ou au travail, a reconnu le ministre de la Santé en conférence de presse, mardi.

«Il faut trouver des solutions» pour que les gens obtiennent leur résultat dans un délai raisonnable, a dit Christian Dubé, ajoutant que son gouvernement était «en train de regarder ça avec l’équipe de Mme [Dominique] Savoie», administratrice d’État à la gestion des ressources en santé. 

Le gouvernement souhaite que la transmission des résultats puisse se faire de façon «numérique», soit par courriel, soit par texto, «mais il faut s’assurer qu’on a le consentement de la personne», a expliqué M. Dubé. 

Dans la Capitale-Nationale

Dans la Capitale-Nationale, les délais entre le dépistage et la transmission du résultat dépassent parfois les 72 heures, si l’on en croit certains témoignages reçus au Soleil. Au CIUSSS, on affirme que les délais varient actuellement entre 24 et 72 heures, mais que l’objectif visé est de moins de 48 heures.

Annie Ouellet, porte-parole du CIUSSS, confirme que les cas positifs sont priorisés et que les personnes reçoivent alors le résultat en moins de 24 heures. «Mais pour la transmission des résultats négatifs, il y a des critères de priorisation qui sont établis par le ministère de la Santé», souligne Mme Ouellet.

Le patient avec symptômes en milieu de soins, l’usager avec symptômes en milieu d’hébergement et le travailleur de la santé avec symptômes, seront, par exemple, priorisés. Les gens du public qui ont des symptômes arrivent plus loin dans la liste établie par le ministère, «et ça finit avec les gens du public qui n’ont pas de symptômes mais qui veulent savoir», résume la porte-parole du CIUSSS. 

«Afin de n’échapper personne», le CIUSSS a mis en place une ligne téléphonique et un formulaire web «de façon à ce qu’une personne qui ne reçoit pas son résultat après cinq jours, parce qu’elle n’a pas donné un bon numéro de téléphone ou qu’elle a donné le mauvais numéro d’assurance maladie, par exemple, puisse communiquer avec nous», mentionne Annie Ouellet.

Le ministre de la Santé a par ailleurs réitéré mardi sa volonté d’augmenter encore le nombre de tests de dépistage, notamment par l’entremise de groupes de médecine familiale (GMF) ou de cliniques mobiles. 

«On a monté notre capacité à 18 500, 19 000 tests par jour - alors que notre objectif était de 14 000 -, mais je pense qu’avec les écoles, il va falloir monter beaucoup plus haut que ça», a reconnu le ministre de la Santé.

Dans la Capitale-Nationale, les laboratoires d’analyse ont actuellement une capacité de 1900 tests par jour, selon Annie Ouellet.

Bilan dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches

Le bilan de mardi du CIUSSS fait état d’un seul nouveau cas confirmé de COVID-19, portant à 2026 le nombre de personnes ayant été infectées par le virus dans la Capitale-Nationale depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 1745 sont maintenant rétablies, 195 sont décédées et trois sont hospitalisées, dont aucune aux soins intensifs. Il y aurait donc actuellement 86 cas (confirmés) actifs sur le territoire. 

La région de Chaudière-Appalaches compte elle aussi un nouveau cas confirmé de COVID-19, ce qui porte à 595 le nombre de cas recensés sur ce territoire depuis le début de la crise sanitaire. Puisque 578 de ces personnes infectées sont rétablies et que huit sont décédées (aucune hospitalisation), on ne compterait actuellement que huit cas (confirmés) actifs dans la région.