Une clinique de dépistage de COVID-19 dans l'est d'Ottawa.
Une clinique de dépistage de COVID-19 dans l'est d'Ottawa.

COVID-19: un 12e décès à Ottawa

Un nouveau décès dû à la COVID-19 a été signalé mardi par Santé publique Ottawa (SPO).

Il s’agit d’une douzième personne à mourir dans la capitale fédérale après avoir contracté le nouveau coronavirus.

En plus de ce décès, SPO annonce qu’il y a 33 nouveaux cas confirmés de la COVID-19 à Ottawa, portant le total à 619 depuis l’arrivée du virus au Canada.

Il y a actuellement 15 éclosions confirmées dans des établissements d’Ottawa, principalement dans des résidences pour aînés et dans les hôpitaux.

Des signes de ralentissement

L’expert en modèles de transmission de l’Institut de recherche de l’hôpital d’Ottawa, Doug Manuel, indique que les données des derniers jours montrent des signes de ralentissement de la propagation de la COVID-19, notamment en raison de la croissance plus modérée du nombre d’hospitalisations.

Le médecin-chef adjoint de SPO, Brent Moloughney prévient toutefois les résidents de la capitale fédérale que l’heure n’est toutefois pas encore à la célébration. Il soutient que plusieurs personnes cherchent des façons de contourner les directives de distanciation physique et demandent s’il est possible, par exemple, d’aller prendre un verre avec un ami dans son entrée de cour, en restant à six pieds l’un de l’autre.

«Notre message principal n’a pas changé et c’est celui qu’il faut rester à la maison. Sortez seulement pour des raisons importantes, comme aller à l’épicerie ou à la pharmacie», affirme M. Moloughney.

«Même si on voit un début de ralentissement de la propagation, ce n’est pas le moment d’être complaisants. Au contraire, c’est le moment de redoubler d’efforts pour que l’on puisse reprendre une vie plus normale rapidement», ajoute le médecin-chef adjoint de SPO.

Aide aux résidences

Le chef des interventions d’urgence en santé de la région de Champlain, Andrew Willmore, assure que la politique adoptée jeudi par le gouvernement de l’Ontario qui interdit aux travailleurs de la santé d’œuvrer à deux endroits ne devrait pas affecter le niveau de services dans les hôpitaux d’Ottawa et des environs.

M. Willmore reconnaît toutefois qu’il y a lieu de s’inquiéter pour les foyers de soins de longue durée et les résidences pour aînés. Il ajoute toutefois que son équipe et lui travaillent à la mise en place d’un système pour trouver, dans le réseau de la santé, des remplaçants à ces professionnels qui travaillaient dans plus d’un établissement.