Le plan de réouverture des écoles primaires au Québec laisse le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais avec plusieurs questions sans réponse au chapitre des mesures d’hygiène et de protection pour prévenir la contagion au virus COVID-19.
Le plan de réouverture des écoles primaires au Québec laisse le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais avec plusieurs questions sans réponse au chapitre des mesures d’hygiène et de protection pour prévenir la contagion au virus COVID-19.

COVID-19 et réouverture des écoles : plusieurs questions demeurent sur les mesures d’hygiène

Le plan de réouverture des écoles primaires au Québec laisse le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) avec plusieurs questions sans réponse au chapitre des mesures d’hygiène et de protection pour prévenir la contagion au virus COVID-19, mais les directions de commissions scolaires de la région veulent se faire rassurantes concernant la sécurité de tous.

L’annonce du gouvernement Legault qui prévoit le retour en classe le 11 mai en Outaouais laisse en plan plusieurs inquiétudes du personnel enseignant, a indiqué la présidente du SEO, Suzanne Tremblay.

«On a parlé du nombre d’élèves par classe, de l’importance de la distanciation sociale, mais on a très peu parlé de la sécurité du personnel enseignant. Ce qu’on souhaite est qu’il y ait des protocoles et des mesures d’hygiène qui seront clairs. Nous ne permettrons pas que notre personnel enseignant se mette à risque et ne soit pas protégé», a expliqué Mme Tremblay.

Le SEO signale que le personnel dans des milieux comme les épiceries est protégé avec du plexiglas, et que des mesures d’hygiène sont en place. Le syndicat veut que du matériel comme des gants, des visières et du désinfectant en grande quantité soit disponible pour les enseignants qui en voudront.

Suzanne Tremblay, présidente du SEO

Le SEO veut aussi savoir quels seront les protocoles en place si un élève ou un membre du personnel ou un membre de leur famille est atteint de la COVID-19, et rappelle que la distanciation physique ne sera pas facile à faire appliquer chez les enfants.

La directrice générale de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Nadine Peterson, a indiqué qu’il reste encore des réponses à obtenir de Québec concernant l’application des mesures d’hygiène.

«Je veux assurer la sécurité de mon personnel parce que je veux le garder toute l’année. C’est la même chose pour les élèves. Je veux que ce soit sécuritaire. Le premier ministre l’a dit, il faut que ce soit graduel, progressif, mais toujours dans une prudence extrême. Je ne veux pas que les gens reviennent s’ils ne sont pas en sécurité. Cependant, il y a des recommandations qu’on va prendre de la santé publique. Si la santé publique me dit que je ne suis pas obligée de fournir des masques ou qu’on ne prévoit pas remettre des masques à tout le personnel enseignant, je vais appliquer la consigne et les directives de la santé publique. Ça se peut que les syndicats n’aient pas la même lecture que nous. Alors ce sera aux syndicats de faire leurs représentations auprès du gouvernement pour se faire entendre», a partagé Mme Peterson, qui a ajouté que l’offre de l’entretien ménager sera bonifiée afin que les surfaces soient nettoyées plus fréquentes qu’en temps normal.

La directrice générale de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Manon Dufour, a indiqué que les écoles seront prêtes à rouvrir le 11 mai puisque de la réflexion sur le sujet se faisait déjà, et qu’il reste deux semaines pour continuer la préparation.

«Nous allons dès mardi nous asseoir avec les directions d’écoles de la commission scolaire pour voir les problématiques qu’on peut déjà envisager. On va échanger sur les bonnes pratiques à mettre en place. On sait qu’il y a 14 comités qui travaillent au ministère depuis quelques semaines pour planifier ce retour et qui vont déposer des recommandations, des pratiques gagnantes à mettre en place sur lesquelles on pourra s’inspirer. Chacune des directions d’école travaillera avec son équipe pour terminer le plan», a élaboré Mme Dufour, qui a indiqué que la commission scolaire travaille avec les différents syndicats d’employés.

«Ce que je veux est la sécurité pour l’ensemble des membres de mon personnel, pour les élèves et pour les parents», a-t-elle spécifié.

Les garderies rouvriront elles aussi dans la région le 11 mai.