Le directeur du service, Robert Pigeon, a fait le point une première fois vendredi sur le rôle joué par les patrouilleurs depuis l’annonce du décret d’urgence sanitaire faite par le gouvernement du Québec le samedi 14 mars.
Le directeur du service, Robert Pigeon, a fait le point une première fois vendredi sur le rôle joué par les patrouilleurs depuis l’annonce du décret d’urgence sanitaire faite par le gouvernement du Québec le samedi 14 mars.

COVID-19: 900 dénonciations à Québec

La police de Québec a reçu 900 appels de dénonciation depuis le début de la crise de la COVID-19 pour intervenir auprès de citoyens qui ne respectent pas les règles de distanciation sociale et de confinement.

Le directeur du service, Robert Pigeon, a fait le point une première fois vendredi sur le rôle joué par les patrouilleurs depuis l’annonce du décret d’urgence sanitaire faite par le gouvernement du Québec le samedi 14 mars.

«Nous travaillons dans un environnement ambigu et changeant, a-t-il lancé d’entrée de jeu. Nous sommes intervenus à 900 reprises. Nous recevons actuellement une centaine d’appels par jour. Dans la grande majorité des cas, nous avons eu une collaboration exceptionnelle», s’est ensuite réjoui le chef, tout en reconnaissant qu’il fallait donner le temps à la population de s’adapter aux nouvelles réalités de distanciation sociale et de confinement.

Mais depuis deux jours, comme l’a annoncé le premier ministre François Legault, les policiers ont durci le ton et peuvent remettre des contraventions allant de 1000 $ à 6000 $. Et Québec n’y échappe. «On a une vingtaine de cas à l’étude qui pourrait avoir un rapport d’infraction», précise-t-il. 

M. Pigeon ne pouvait préciser le nombre d’appels pour chaque type de dénonciation. Il a aussi refusé de décrire le profil sociodémographique des personnes qui enfreignent les règles pour ne pas stigmatiser une classe d’individus.

Criminalité changeante

Le directeur en a profité pour donner un portrait de la criminalité en ce temps de pandémie. Premier constat affligeant, le nombre de plaintes pour violence conjugale est en hausse d’une quinzaine par rapport à la même période l’an passé. «Je demande à la population de ne pas hésiter à contacter les policiers», a-t-il insisté.

Malgré la situation unique, le directeur soutient que la capacité opérationnelle de son service reste intacte. Heureusement, il n’y a aucun cas de COVID dans nos rangs.» Cependant, un nombre indéterminé de policiers sont en confinement préventif.

Autre impact du confinement, le nombre de vols par effraction dans les résidences privées est en diminution. Pas étonnant. Par contre, le service a adapté son plan de patrouille pour accroître la surveillance autour des commerces fermés. La police observe une légère hausse des vols dans les commerces sans qu’elle soit assez significative pour y observer une tendance réelle ou un risque de «pillage» à grande échelle.

Enfin, les policiers sont en lien direct avec les 120 maisons d’hébergement pour personnes âgées de son territoire. «Ce sont parmi les plus vulnérables de notre société. Nous devons nous en occuper.»

M. Pigeon se sent aussi rassuré pour l’heure de n’avoir aucun cas de la COVID rapporté chez les personnes itinérantes.