Centre d’hébergement Georges-Hébert
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CHSLD Georges-Hébert: 4e site officiel d’éclosion au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean confirme un quatrième site officiel d’éclosion de COVID-19 dans la région avec des tests positifs pour deux infirmières du CHSLD Georges-Hébert à Jonquière.

L’établissement est donc depuis la confirmation du premier test l’objet d’interventions spécifiques de la part du CIUSSS afin de limiter la propagation du virus, dans l’espoir que les résidents n’aient pas été infectés. Le problème avec ce virus concerne la période pendant laquelle la personne a été contagieuse avant de développer des symptômes et de subir un test de dépistage.

Lors du point de presse de mercredi, le directeur de la Santé publique, le docteur Donald Aubin, avait indiqué que le cas positif provenait d’un contact avec un employé du CHSLD de la Colline à l’extérieur du milieu de travail. Le CIUSSS a indiqué hier que l’enquête épidémiologique démontrait que ce premier cas provenait d’une contamination communautaire difficile à retracer.

Le nouveau cas de contamination est un contact entre les deux employés du CHSLD. Dans les mesures mises de l’avant pour contrôler la propagation, le CIUSSS a procédé au retrait de sept travailleurs en attendant les résultats des tests de tout le personnel de l’étage où le premier cas a été enregistré.

La Santé publique a poursuivi son opération de dépistage massif au sein de l’établissement et doit compléter l’opération jeudi. Celle-ci va permettre de connaître l’étendue de la propagation même si, dans ces situations, il est possible d’obtenir des « faux négatifs ». La période d’incubation du virus peut s’étendre sur 14 jours et les symptômes apparaissent en général vers la 6e ou 7e journée.

Le CIUSSS précise dans son état de situation que les deux employés contaminés par le coronavirus n’ont pas travaillé dans les autres CHSLD du territoire de Jonquière, au cours des derniers jours. La confirmation de ces deux cas va permettre aux équipes de prévention des infections de mesurer l’efficacité des mesures mises en place depuis la mi-avril pour freiner la propagation du virus à partir des observations réalisées au CHSLD de la Colline.

Ces deux membres du personnel portent des équipements de protection individuelle depuis au moins trois semaines. Ces équipements, qui comprennent le masque de procédure et qui protègent le soignant, ont également comme fonction de protéger les résidents ou personnes soignées. Pour le moment, tout indique que les techniques de prévention semblent fonctionner puisqu’il n’y a encore aucune confirmation de contamination chez les résidents de ce CHSLD.

Au CHSLD de la Colline, la contamination du personnel a dépassé celle des résidents. Les observations à ce CHSLD avaient démontré qu’il y avait certains comportements dans les postes de nursing, comme l’utilisation des claviers d’ordinateur, qui représentaient un risque important de propagation. Le nombre d’employés contaminés à de la Colline, qui a encore augmenté en fin de semaine, semble maintenant se stabiliser.

Le principal enjeu pour le CIUSSS sur le territoire de Jonquière est le bassin de main-d’œuvre. Le personnel de l’hôpital de Jonquière ne serait pas suffisant pour supporter le CHSLD Georges-Hébert pour une éclosion comparable à celle de La Colline où il a fallu pas moins de 275 employés pour assumer les services alors qu’en situation normale, ce CHSLD dispose de 120 employés. Il y a les cas confirmés qui sont retirés du travail ainsi que ceux qui ont eu des contacts avec des employés infectés qui doivent également rester à la maison de façon préventive.

Il faudra attendre encore un peu avant de connaître l’étendue de la propagation de la maladie dans le CHSLD Georges-Hébert puisque les résultats des tests sont généralement confirmés le lendemain. La région dispose d’une capacité de 700 tests sur une base quotidienne et cette capacité n’est pas pleinement utilisée pour le moment.

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BARRAGES PROLONGÉS SUR LA CÔTE-NORD : UNE DÉCISION QUI REVIENT À CHAQUE DIRECTION DE SANTÉ PUBLIQUE

(MG) La mairesse de Saguenay Josée Néron ne remet pas en question la levée des barrages routiers lundi au Saguenay-Lac-Saint-Jean, malgré les inquiétudes exprimées par plusieurs, au lendemain de l’annonce de la prolongation de deux semaines des barrages policiers qui isolent la Côte-Nord.

Il revient à chaque direction régionale de la Santé publique d’évaluer «sa capacité de pouvoir dire présente si jamais une pandémie se déclarait plus sérieuse», a-t-elle affirmé.

«On doit se référer à cette organisation-là [la Santé publique], c’est eux qui ont tout en main», a-t-elle indiqué, en soulignant avoir toujours eu une bonne collaboration de la Santé publique régionale au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a annoncé mercredi que la levée des barrages de Tadoussac et de Sacré-Cœur, prévue le 18 mai, sera reportée au 31 mai, une décision accueillie favorablement par plusieurs élus nord-côtiers. La Santé publique a justifié cette décision en affirmant que ce prolongement permettrait à la population d’intégrer les mesures de prévention dans leur quotidien.

La Côte-Nord comptait 115 cas confirmés de COVID-19 jeudi, dont 109 personnes étaient rétablies en date de mercredi.

Les deux régions ont d’ailleurs le même directeur régional de la Santé publique, le Dr Donald Aubin, qui occupe le poste par intérim sur la Côte-Nord.