Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Si Québec et la Capitale-Nationale ont été frappées par les vents et la neige dans les dernières heures, c'était l'accalmie sur le plan de son bilan de COVID-19, mercredi.
Si Québec et la Capitale-Nationale ont été frappées par les vents et la neige dans les dernières heures, c'était l'accalmie sur le plan de son bilan de COVID-19, mercredi.

À quand la «zone orange» dans la grande région de Québec?

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
L’amélioration de la situation épidémiologique dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches n’a pas suffi à les faire basculer en «orange». La population de ces régions peut-elle espérer un assouplissement des mesures dans quelques semaines?

Même avec une diminution du nombre de cas et moins d’éclosions, la grande région de Québec est toujours rouge.  

«On partait de loin», résume la Dre Liliana Romero, directrice régionale de santé publique de Chaudière-Appalaches.  

Le premier ministre François Legault a annoncé des assouplissements aux mesures sanitaires, mardi, lors d’une très attendue conférence de presse. Six régions du Québec retourneront dès le 8 février en zone orange, tandis que toutes les autres, comme la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, sont contraintes de rester en rouge.  

À LIRE AUSSI: Début de déconfinement: «La bataille n’est pas finie», refroidit Legault

«De mon point de vue, ça aurait été prématuré de passer en orange dès la semaine prochaine. C’est déjà assez difficile depuis des mois, alors quand ce sera le temps, on va avoir le souhait qu’on ne revienne pas en arrière parce que jouer au yoyo ce n’est pas agréable pour qui que ce soit», commente le DAndré Dontigny, directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale.  

«Trop court» laps de temps 

Il est vrai que la situation s’est améliorée «de façon importante» dans la région et que les indicateurs pointent vers l’orange, convient le DDontigny, mais depuis seulement un «court laps de temps».  

«La préoccupation c’est est-ce que ça va se maintenir?» questionne-t-il, devant une augmentation des éclosions en milieux scolaires.  


« De mon point de vue, ça aurait été prématuré de passer en orange dès la semaine prochaine. C’est déjà assez difficile depuis des mois, alors quand ce sera le temps, on va avoir le souhait qu’on ne revienne pas en arrière parce que jouer au yoyo ce n’est pas agréable pour qui que ce soit »
Dr André Dontigny, directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale

Mercredi, la Capitale-Nationale enregistrait 49 nouveaux cas, un nombre en deçà de la moyenne quotidienne de 63 infections dressée la semaine dernière.  

Pour sa part, la région au sud du St-Laurent est passée d’une moyenne de 150 cas par jour au début janvier à 43 cas, la semaine dernière. Une «amélioration significative», selon la Dre Liliana Romero.   

Mais «malgré tous les efforts réalisés, on n’a pas encore tous les indicateurs du palier orange», précise-t-elle. Le nombre de cas, d’éclosions et d’hospitalisations contribue entre autres à garder la région en rouge.  

Les infections ont d’ailleurs connu une recrudescence mercredi, atteignant 65 nouveaux cas. Le taux d’hospitalisation chez les personnes de 90 ans et plus a doublé au cours des deux dernières semaines et on a déploré 24 décès dans les sept derniers jours.  

«Il y a encore du travail à faire», fait savoir la directrice régionale de santé publique de Chaudière-Appalaches.  

Le taux de positivité [le pourcentage de tests de dépistage positifs] est le seul indicateur qui se situe actuellement en orange, avec une moyenne hebdomadaire de 3,45 %. À titre comparatif, il avait atteint environ 10 % dans la première semaine de janvier.   

Et le 22 février?

La population de la grande région de Québec peut-elle espérer des assouplissements au 22 février, date de révision prévue des mesures sanitaires par le gouvernement du Québec? 

«Si on demeure prudent, que la situation s’améliore de manière tangible et qu’il n’y a pas de relâchement [des mesures sanitaires], j’espère pouvoir être optimiste pour qu’on passe à une autre étape», a prudemment avancé le Dr André Dontigny.   

«On a vu au cours de la semaine du 24 au 31 janvier, une amélioration franche. D’ici au 22 février, on a trois semaines. C’est hypothétique, mais après trois semaines, j’ai bon espoir qu’on ait une bonne nouvelle s’il y a une stabilité des chiffres», s’est prononcée son homologue de Chaudière-Appalaches.  

Mesures en place en zone rouge au 8 février 

  • Réouverture des commerces non prioritaires, incluant ceux de soins personnels et d’esthétiques;  
  • Réouverture des musées et des bibliothèques;  
  • Reprise des activités extérieures rassemblant un maximum de quatre personnes (incluant les cours), en respectant la distanciation de deux mètres; 
  • Maintien du couvre-feu entre 20h et 5h, de l’interdiction de rassemblements dans les domiciles privés et sur les terrains privés et du télétravail obligatoire.  

Bilan régional 

Après une accalmie de deux jours, où seulement une vingtaine de cas en moyenne avaient été rapportés lundi et mardi, le nombre de nouveaux cas a bondi en Chaudière-Appalaches pour s’établir à 65, mercredi.

Parmi eux, pas moins de 14 provenaient de la résidence privée pour aînés L’Aube-Nouvelle, à Saint-Victor.

Ce plus récent bilan dans la région surpasse ainsi la moyenne quotidienne de 44 nouveaux cas par jour dressée la semaine dernière. Il porte à 11 112 le nombre de personnes infectées par la COVID-19 sur le territoire depuis le début de la pandémie.

Depuis la veille, le virus a aussi fait deux nouvelles victimes, qui se comptent désormais au nombre de 264.

Contrairement à sa voisine, la Capitale-Nationale montrait pour sa part une amélioration de son bilan, qui avait atteint 61 nouvelles infections la veille. Mercredi, il s’est rétabli tout juste sous la barre de la cinquantaine, avec 49 cas confirmés.

D’ailleurs, aucun nouveau cas n’a été recensé, ni chez le personnel ni chez les usagers de la dizaine de milieux d’hébergement pour personnes âgées présentement en éclosion.

Cette diminution des nouvelles infections était également associée à un moins grand nombre de décès survenus au cours des dernières heures. Après avoir déploré huit morts mardi, la Capitale-Nationale en enregistrait trois de plus, mercredi.

Le nombre de décès attribuables à la COVID-19 se situe désormais à 938, sur 21 573 personnes contaminées depuis le mois de mars.

Autant en Chaudière-Appalaches que dans la Capitale-Nationale, les Directions régionales de santé publique sont en attente des prochaines livraisons de doses pour poursuivre la vaccination. 

+  

EN BREF 

Capitale-Nationale 

  • 49 nouveaux cas confirmés, pour un total de 21 573 depuis le début de la pandémie 
  • 938 décès (+3) 
  • 19 896 personnes guéries
  • 80 personnes hospitalisées (-2), dont 12 aux soins intensifs (-2)
  • 739 cas actifs
  • 68 éclosions actives
  • 24 683 doses du vaccin administrées (statu quo)

Chaudière-Appalaches 

  • 65 nouveaux cas confirmés, pour un total de 11 112 depuis le début de la pandémie 
  • 264 décès (+2) 
  • 10 439 personnes guéries
  • 23 personnes hospitalisées (+1), dont six aux soins intensifs (+1)
  • 439 cas actifs
  • 60 éclosions actives
  • 10 841 doses du vaccin administrées (statu quo)