Richard Martel et Mario Simard
Richard Martel et Mario Simard

COVID-19: Simard et Martel en mode sortie de crise

Deux des trois députés fédéraux du Saguenay, Mario Simard (Jonquière) et Richard Martel (Chicoutimi-Le Fjord), étaient de retour à la Chambre des communes, mercredi. Ils ont tous les deux profité de la reprise graduelle des travaux parlementaires pour réfléchir à l’après-COVID-19.

Pour Mario Simard, qui s’occupe des dossiers de la recherche et de l’innovation et dont c’était la première présence physique en Chambre depuis l’interruption des travaux, une sortie de crise harmonieuse se fera avec l’aide des scientifiques.

« Il y a deux temps dans une crise. Pendant le premier, tu es réactif, tu éteins des feux. [...] Après on entre dans un autre moment, celui de la sortie de crise. Il faut trouver des solutions, il faut analyser pour ne pas que ça se reproduise à nouveau. La science va jouer un rôle déterminant », explique en entrevue le député bloquiste.

Le député de Jonquière a posé quelques questions au gouvernement libéral sur les 175 millions $ reçu par la firme britanno-colombienne Abcellera. Cette firme fait le séquençage du nouveau coronavirus.

« On veut savoir comment ont été attribuées ces sommes-là, il va de soi. Il y a aussi des initiatives semblables au Québec qui auraient besoin d’un soutien financier du gouvernement fédéral. On n’a qu’à penser à une initiative qui s’appelle la biobanque », lance M. Simard, ajoutant que les chercheurs ont besoin de l’aide de l’État maintenant plus que jamais.

Richard Martel mise sur les grands projets

Les interventions du député conservateur de la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, ont davantage porté sur la relance économique. Il a notamment parlé d’aluminium et de grands projets.

« Pour le plan de relance, j’invite le gouvernement libéral à accélérer les projets d’infrastructure, à rendre l’investissement au Canada plus facile, et surtout à favoriser les 200 milliards de dollars de projets privés de ressources naturelles qui sont à l’étude présentement au Canada, comme le projet de notre circonscription, GNL Québec, qui est prêt à construire en 2021 », indique M. Martel dans un communiqué.

Richard Martel espère que l’on profitera de la crise pour s’apercevoir du potentiel des régions.

« Si une autre vague nous guette, ou une autre catastrophe sanitaire devait s’abattre un jour, les régions jouissent d’une position isolée qui pourrait permettre de maintenir une économie solide lorsque les grands centres sont paralysés », croit-il.

Les deux députés ont eu droit, mercredi, à des périodes de questions de cinq minutes, ainsi qu’à une déclaration d’une dizaine de minutes.